Homélie du Pape à la Sagrada Familia

La visite du Le pape La basilique de la Sagrada Familia de Barcelone a offert l’une de ces images qui restent gravées dans la mémoire collective de l’Église. La bénédiction de la tour de Jésus-Christ, la plus haute de l’édifice conçu par Antoni Gaudí, a été bien plus qu’un simple événement architectural ou culturel. Ce fut l’occasion de rappeler que la foi continue d'illuminer le monde lorsqu'elle s'exprime à travers la beauté, la vérité et la charité.

Une Église en perpétuelle construction

L'un des messages centraux de l'homélie portait sur la comparaison entre la basilique et la vie chrétienne elle-même. La Sagrada Familia continue de se construire après plus de cent quarante ans. Loin de considérer cela comme un manque, le pape Il a présenté cette réalité comme un signe d'espoir.

Le site Église Elle est elle aussi en perpétuelle construction. Et chaque baptisé en fait partie, tel une pierre vivante appelée à occuper une place dans le projet de Dieu.

Cette image revêt une importance particulière pour ceux qui consacrent leur vie à l'annonce de l'Évangile. La formation chrétienne ne s'achève jamais. Prêtres, séminaristes, religieux et laïcs, nous sommes tous appelés à nous laisser façonner sans cesse par la grâce afin de collaborer à l'œuvre que Dieu accomplit dans chaque cœur.

L'évangélisation ne consiste pas uniquement à transmettre des connaissances, mais à aider le Christ à prendre forme en chacun.

Postal de principios de siglo de la Sagrada Familia en construcción. Römmler & Jonas
Carte postale datant du début du siècle représentant la Sagrada Familia en cours de construction, Römmler & Jonas.

Dieu continue d'appeler des bâtisseurs pour son Église

En méditant sur les paroles que Dieu a adressées au roi David, le pape a rappelé une vérité fondamentale : ce n’est pas nous qui construisons une maison pour Dieu ; c’est Dieu qui construit une maison pour nous.

Toute vocation trouve son origine dans cette initiative divine

Aujourd’hui encore, le Seigneur continue d’appeler des jeunes du monde entier à la prêtrise, à la vie consacrée et à diverses formes de livraison chrétienne. Elle le fait aussi bien dans les villes modernes que dans les petits villages, dans familles parmi les croyants et dans les régions où la foi survit à peine.

El papa León XIV, durante la eucaristía solemne en la basílica de la Sagrada Familia
Le pape Léon XIV, lors de la messe solennelle célébrée dans la basilique de la Sagrada Familia.

Les vocations doivent être accompagnées, formées et soutenues

C'est pourquoi la mission d'institutions telles que la Fondation CARF revêt une importance toute particulière pour la vie de l'Église. La formation globale des prêtres, des séminaristes et des religieux Ce n'est pas une tâche secondaire. C'est un investissement direct dans l'évangélisation du monde.

Tout prêtre ayant reçu une bonne formation sera capable d'accompagner des milliers d'âmes tout au long de son ministère. Chaque séminariste Celui qui bénéficie d'une solide formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale devient une source d'espoir pour d'innombrables personnes qui trouveront un jour en lui un pasteur.

Gaudí avait compris que la beauté mène à Dieu

À l'occasion du centenaire de la mort d'Antoni Gaudí, le pape a tenu à rendre hommage à ce génial architecte catalan, en le présentant comme un homme profondément croyant qui a mis son talent au service de Dieu.

La Sagrada Familia n'a pas été conçue uniquement pour permettre d'admirer un chef-d'œuvre architectural. Elle a été conçue pour annoncer l'Évangile.

Gaudí a compris ce que la tradition chrétienne sait depuis des siècles : la beauté peut ouvrir des voies que les discours ne parviennent parfois pas à emprunter.

Quiconque entre dans la basilique Découvrez une catéchèse façonnée de pierre, de lumière, de couleurs et de proportions. Tout conduit vers le Christ. Tout invite à la contemplation. Tout parle de Dieu.

Mais la beauté a besoin d'interprètes

Même la plus belle œuvre d'art peut se réduire à une simple attraction touristique si personne n'aide à en découvrir la signification profonde. C'est pourquoi l'Église a besoin de prêtres bien formés, capables d'expliquer la foi, d'accompagner spirituellement et de montrer comment la beauté créée renvoie toujours à la Beauté infinie de Dieu.

Detalle de la torre de Jesucristo de la Sagrada Familia.
Détail de la tour de Jésus-Christ de la Sagrada Familia, David Zorrakino / EP.

La croix comme réponse à la souffrance humaine

L'un des moments les plus marquants de l'homélie a été celui où le pape a rappelé qu'il n'est pas possible de croire en Jésus-Christ tout en encourageant la guerre, en tuant des innocents ou en abandonnant ceux qui souffrent.

Ses propos résonnent avec force dans le contexte international marquée par les conflits, les persécutions, la pauvreté et les déplacements forcés.

La croix devient ainsi un signe prophétique

Ce n'est pas un symbole du pouvoir humain. C'est le signe d'un amour qui se donne jusqu'au bout. C'est la réponse de Dieu à la souffrance du monde.

C'est précisément pour cette raison que la formation des futurs prêtres et évangélisateurs ne peut se limiter à l'acquisition de connaissances théologiques. Elle doit former des cœurs capables d’accompagner la souffrance humaine, d’annoncer l’espérance et d’apporter la consolation du Christ à ceux qui en ont le plus besoin.

Évangéliser par la beauté, la vérité et la charité

Le message le plus actuel de cette homélie est peut-être le lien étroit qui existe entre évangélisation et la beauté.

Dans une culture dominée par l'image, l'Église continue de trouver dans l'art, l'architecture, la musique et la culture des voies privilégiées pour rapprocher les personnes de Dieu. Cependant, ces voies ont besoin de témoins crédibles.

La beauté ouvre la porte. La vérité éclaire l'intelligence. La charité transforme le cœur.

C'est pourquoi l'Église a besoin d'hommes et de femmes bien formés, capables de dialoguer avec le monde contemporain sans renoncer à la richesse de l'Évangile.

La Sagrada Familia, avec ses tours qui s'élèvent vers le ciel, nous rappelle que toute véritable évangélisation aide l’être humain à lever les yeux. Et que derrière chaque grande œuvre de l’Église, il y a toujours des personnes qui ont répondu généreusement à l’appel de Dieu.

La construction de la basilique se poursuit. La construction de l'église se poursuit également. Et pour mener à bien cette tâche, il faut toujours les vocations, la formation et la générosité sont indispensables à tous ceux qui contribuent à ce que le message du Christ parvienne aux quatre coins du monde.

Homilía Papa León XIV en la Sagrada Familia, Barcelona

Homélie intégrale

Basilique de la Sagrada Família (Barcelone)
Mercredi 10 juin 2026

[Espagnol et catalan]

"Seigneur, que votre nom, qui est le plus glorieux de tous, soit exalté sur toute la terre !» (Sl 8,2.10). C’est par la louange de ce psaume, si plein de joie et d’émerveillement, que je vous salue tous, chers frères et sœurs. J’adresse mes remerciements à Leurs Majestés, je remercie le cardinal Juan José Omella, archevêque de Barcelone, ainsi que mes frères dans l’épiscopat et tous ceux qui s’unissent à notre prière : prêtres, diacres, religieux et religieuses.

En cet après-midi de fête pour toute la ville de Barcelone, j’adresse mes remerciements aux autorités publiques, ainsi qu’aux membres d’autres communautés chrétiennes et d’autres religions qui participent à notre action de grâce.

Aujourd’hui, la basilique de la Sagrada Família nous accueille dans cette belle ville, ouvrant ses portes comme autant de bras qui invitent chacun, devant cet autel, à écouter la Parole de Dieu. C’est un temple qui fait de nous une famille chère au Seigneur, nourrie par sa propre vie dans l’Eucharistie. C’est ainsi que la ville de Barcelone et toute la Catalogne se rassemblent dans ce temple, signe également d’unité et de concorde, et lèvent les yeux pour rencontrer le visage de Dieu le Père, resplendissant en son Fils fait homme, Jésus-Christ.

Le pape Benoît XVI l'a déjà consacrée

Tout en rendant grâce au Seigneur pour sa charité à notre égard, nous le louons pour tout ce qu’il accomplit dans notre vie. Nous lui rendons grâce tout particulièrement pour cette basilique extraordinaire, que le pape Benoît XVI a consacrée en 2010, en rappelant qu’elle est le signe visible du Dieu invisible, et que c’est pour sa gloire que s’élèvent ses tours (cf. Homélie pour la consécration, le 7 novembre 2010). Dans la continuité de la prière de mon prédécesseur, je vais dans quelques instants bénir la plus haute tour, celle de Jésus-Christ.

[Aujourd’hui, la basilique de la Sagrada Familia nous accueille dans cette belle ville, ouvrant ses portes comme s’il s’agissait de ses bras pour inviter chacun à cet autel, à écouter la Parole de Dieu. C’est un temple qui fait de nous une famille aimée du Seigneur, nourrie de sa propre vie dans l’Eucharistie. C’est ainsi que la ville de Barcelone et toute la Catalogne se rassemblent dans ce temple, signe également d’unité et de concorde, et lèvent les yeux pour rencontrer le visage de Dieu Père, resplendissant en son Fils fait homme, Jésus-Christ.

Tout en rendant grâce au Seigneur pour sa charité à notre égard, nous le louons pour ce qu’il accomplit dans notre vie. Nous le remercions tout particulièrement pour cette basilique extraordinaire, que le pape Benoît XVI a consacrée en 2010, en rappelant qu’elle est le signe visible du Dieu invisible, pour la gloire duquel s’élèvent ses clochers (cf. Homélie pour la consécration, le 7 novembre 2010). Dans la continuité de la prière de mon prédécesseur, je vais dans quelques instants bénir la plus haute tour, celle de Jésus-Christ.]

Bien plus qu'un simple monument

Cette église est un édifice unique, composé de nombreuses pierres. Une maison qui grandit sans relâche au fil des années, selon un même projet. Nous sommes tous les pierres vivantes de cet ouvrage, dont le Christ est le fondement et le couronnement, le commencement et la fin. Bien plus qu’un simple monument, la basilique de la Sagrada Familia reste aujourd’hui encore un chantier en cours, qui nous rappelle que la vie chrétienne est toujours un chemin, car il s’agit d’un projet que Dieu mène à bien.

Nous ne vivons donc pas dans une œuvre inachevée, mais dans un temple encore en construction. Son imperfection n’est pas un défaut, car elle témoigne d’un désir ; elle ne signifie pas un manque, mais exprime une promesse que nous voulons honorer avec cohérence. Notre gratitude se transforme alors en engagement, tandis que nous coopérons au projet de Dieu, c’est-à-dire à l’édification à laquelle Il nous appelle Lui-même. Puisque nous sommes le temple du Saint-Esprit (cf. 1 Co 6,16.19), cette œuvre correspond à notre vie, que Dieu conçoit comme un chef-d’œuvre que nous devons réaliser ensemble et pour lequel Il nous appelle à collaborer avec Lui (cf. 1 Co 3,9).

À cet égard, nous gardons dans notre cœur les paroles que le Seigneur a adressées au roi David : « Est-ce toi qui vas me bâtir une maison pour que j’y habite ? » (2 Samuel 7,5). Au contraire, « le Seigneur t'annonce qu'il va te bâtir une maison » (v. 11).

Par cette révélation, l’Écriture nous enseigne que ce n’est pas nous qui accordons une place à Dieu, comme s’Il n’était qu’un élément d’un ensemble ou une partie d’un tout plus grand que Lui. C’est au contraire Dieu qui nous accorde une place, et la place qu’Il nous offre, c’est son propre cœur : la place du Fils, pour nous qui étions des étrangers ; la place du Bien-Aimé, pour nous qui sommes pécheurs.

Le Seigneur est avec nous

C’est par Jésus que sa volonté s’accomplit ; nous pouvons alors comprendre le sens de ce que nous avons entendu dans l’Évangile, lorsque le Seigneur dit aux pharisiens : « Si vous ne croyez pas que “Je suis”, vous mourrez dans vos péchés » (Jn 8,24).

Des paroles fortes, qui ne constituent en aucun cas des menaces, ni un chantage. Il s'agit d'une invitation au salut, c'est-à-dire d'un appel à la liberté lancé par le Christ, qui souhaite pour nous le bien ultime et éternel.

Face à la menace du mal, le Seigneur est toujours avec nous, toujours à nos côtés. “ Je suis ” : tel est le Nom très saint que Dieu a révélé à Moïse depuis le buisson ardent, manifestant ainsi sa fidélité inébranlable. Devenu homme, Il devient pour nous l’Emmanuel, source de grâce et de pardon, de salut et de vie nouvelle.

Chers frères et sœurs, nous ne pouvons pas croire en Jésus et encourager la guerre. Nous ne pouvons pas croire en Jésus et tuer des innocents. Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, ceux qui fuient la misère.

Cette nuit-là, donc, la Croix du Christ, qui couronne cette basilique, est la Croix des derniers qui deviennent les premiers, des pécheurs qui deviennent saints, des morts qui ressuscitent.

Les trois façades de la Sagrada Família en témoignent : le Premier se fait le dernier pour nous à Noël ; par son sacrifice, il nous rachète à travers la Passion ; sa mort nous donne la vie éternelle en nous rendant participants de la gloire divine. En admirant la tour de Jésus-Christ, Je levai les yeux vers elle, Gloire à Celui qui nous révèle la vérité de Dieu et la vérité sur nous-mêmes.

En contemplant le Christ, nous pouvons voir le monde d’un œil nouveau : la tour de la croix devient alors un symbole de charité, car c’est ainsi que Dieu nous aime, en transformant un instrument de mort en signe d’espoir. C’est dans la croix de Jésus que notre foi atteint son apogée, comme l’atteste l’inscription figurant à la base de la flèche : “Toi seul es Saint, Toi seul es Seigneur, Toi seul es le Très-Haut”. Cette croix brille de jour, reflétant la lumière du soleil, et brille de nuit, illuminant la ville tel un phare ouvert sur la Méditerranée.

gaudi torre jesucristo sagrada familia misa papa león

[Ce soir, rappelons-nous donc que la Croix du Christ, qui couronne cette basilique, est la Croix de ceux qui, derniers, deviennent les premiers, des pécheurs qui deviennent saints, des morts qui ressusciteront. Les trois façades de la Sagrada Familia en témoignent : le Premier devient le dernier pour nous lors de la Nativité ; par son sacrifice, il nous rachète au cours de la Passion ; sa mort nous donne la vie éternelle en nous faisant participer à la gloire divine.

En admirant la tour de Jésus-Christ, nous levons les yeux vers Lui, vers Celui qui seul nous révèle la vérité de Dieu et la vérité sur nous-mêmes. En regardant le Christ, nous pouvons voir le monde d’un œil nouveau : la tour de la croix devient alors l’étendard de la charité, car Dieu nous aime ainsi, transformant un instrument de mort en signe d’espérance.

C'est en la croix de Jésus que notre foi atteint son apogée, comme l'atteste l'inscription figurant à la base de la flèche : “ Tu solus Sanctus, Tu solus Dominus, Tu solus Altissimus ”. Cette croix resplendit le jour, reflétant la lumière du soleil, et brille la nuit, illuminant la ville tel un phare ouvert sur la Méditerranée.]

La lumière du Ressuscité

Oui, la lumière du Christ brille dans les ténèbres, même si les ténèbres ne l'ont pas accueillie (cf. Jn 1,5.11). Cependant, ce rejet n’entraîne pas l’absence de l’amour de Dieu : « Lorsque vous aurez élevé le Fils de l’homme — dit le Seigneur —, alors vous saurez que Je Suis et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle comme le Père m’a enseigné » (Jn 8,28).

Il faut passer par la passion du Crucifié pour être éclairés par la gloire du Ressuscité : depuis toujours, en effet, le Père enseigne à donner la vie et le Fils, qui la reçoit de Lui, la donne à tous par la puissance du Saint-Esprit. C’est précisément pour cela que la croix est le signe lumineux de son amour.

C’est la foi qui donne forme aux pierres et un sens à l’édifice que nous habitons ensemble. Dans notre prière, nous découvrons donc le lien originel qui unit les choses à Dieu, créateur du ciel et de la terre : c’est Lui l’artiste qui a imprimé sa splendeur dans le cosmos.

Créé à son image, l’homme répond à l’œuvre de Dieu par son propre génie : c’est ainsi que l’artiste transforme le talent en louange et la créativité en témoignage du Créateur lui-même. En tant qu’architecte animé d’une foi ardente, le vénérable Antoni Gaudí a conçu ces espaces dans le but de raconter les mystères de la vie du Seigneur : il nous a ainsi proposé un pèlerinage spirituel, qui conduit à la rencontre avec le Christ né, mort et ressuscité pour nous.

Aux côtés de Gaudí, dont nous commémorons le centenaire de la mort, nous rendons hommage et exprimons notre gratitude, en cet après-midi, à tous les promoteurs et bienfaiteurs, aux artistes et aux ouvriers qui ont contribué à la construction d’un chef-d’œuvre architectural, qui est également une catéchèse éloquente faite de pierres, de couleurs et de lumière.

Dans sa sagesse, l’Église renouvelle ainsi la Bible des pauvres des anciennes cathédrales, qui sont elles-mêmes des messages d’évangélisation d’une grande richesse. À l’ère de l’image, il apparaît encore plus clairement que l’art et la beauté constituent d’éminents vecteurs d’évangélisation.

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[C’est précisément la foi qui donne forme aux pierres et un sens à l’édifice que nous habitons ensemble. Dans notre prière, nous découvrons donc le lien originel qui unit les choses à Dieu, créateur du ciel et de la terre : c’est Lui l’artiste qui a imprimé sa splendeur dans le cosmos. Créé à son image, l’homme répond à l’œuvre de Dieu par son propre ingéniosité : c’est ainsi que l’artiste transforme son talent en louange et sa créativité en témoignage du Créateur lui-même.

En tant qu’architecte animé d’une foi ardente, le vénérable Antoni Gaudí a conçu ces espaces avec le désir de raconter les mystères de la vie du Seigneur : il nous a ainsi proposé un pèlerinage spirituel, qui conduit à la rencontre avec le Christ né, mort et ressuscité pour nous. Aux côtés de Gaudí, dont nous commémorons le centenaire de la mort, nous rendons hommage et exprimons notre gratitude cet après-midi à tous les promoteurs et bienfaiteurs, aux artistes et aux ouvriers qui ont contribué à la construction de ce chef-d’œuvre architectural, qui est également une catéchèse éloquente faite de pierres, de couleurs et de lumière.

Dans sa sagesse, l’Église renouvelle ainsi la « Bible des pauvres » des anciennes cathédrales, qui constituent en elles-mêmes des messages d’évangélisation d’une grande richesse. À l’ère de l’image, il apparaît encore plus clairement que l’art et la beauté sont des vecteurs éminents d’évangélisation.]

Chers frères et sœurs,, la beauté de ce temple nous incite à apprendre toujours davantage de notre Maître et Seigneur l'art de vivre selon son Évangile. Tandis que nous levons les yeux vers Lui, le Crucifié ressuscité, engageons-nous à relever le visage de ceux qui gisent dans la poussière (cf. 1 Sam 2,8).

Et démontrons ainsi que la Sagrada Familia est la plus haute église du monde, non pas pour figurer en tête de classements mondains, mais pour guider les pas du peuple de Dieu en pèlerinage sur cette terre de Catalogne, avec la croix qui éclaire le chemin, telle une lampe allumée dans l’attente du retour de l’Époux.



Psaume 23 : la confiance en Dieu et la figure du Christ en tant que Bon Berger

En 2011, lors de l'audience générale sur la place Saint-Pierre, à Rome, le pape Benoît XVI avait consacré cette rencontre à l'exégèse du psaume 23, le très célèbre psaume du Bon Pasteur.

Chers frères et sœurs :

S'adresser au Seigneur dans la prière implique un acte de confiance radical, en ayant conscience de s'en remettre à Dieu, qui est bon, « compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en clémence et en fidélité » (Ex 34, 6-7; Sel 86, 15 ; cf. Jl 2, 13; Gn 4, 2; Sel 103, 8; 145, 8; Ne 9, 17). C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui méditer avec vous sur un psaume empreint d’une confiance totale, dans lequel le psalmiste exprime sa sereine certitude d’être guidé et protégé, mis à l’abri de tout danger, car le Seigneur est son berger. Il s’agit du Psaume 23 — selon le calendrier gréco-latin, 22 —, un texte que tout le monde connaît et que tout le monde apprécie.

La confiance en Dieu que suscite le Psaume 23

» Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » : c’est ainsi que commence cette belle prière, évoquant le mode de vie nomade des bergers et cette relation de connaissance réciproque qui s’établit entre le berger et les brebis qui composent son petit troupeau. Cette image évoque un climat de confiance, d’intimité et de tendresse : le berger connaît chacune de ses brebis, les appelle par leur nom et celles-ci le suivent parce qu’elles le reconnaissent et lui font confiance (cf. Jn 10, 2-4).

Il veille sur elles, les protège comme des trésors précieux, prêt à les défendre, à leur assurer le bien-être, à leur permettre de vivre en toute sérénité. Rien ne peut leur manquer si le berger est à leurs côtés. C'est à cette expérience que fait référence le psalmiste, en appelant Dieu son berger et en se laissant guider par lui vers des pâturages sûrs :

« Il me fait reposer dans de verts pâturages ; il me conduit vers des eaux paisibles et me redonne des forces ; il me guide sur le chemin de la justice, pour l’honneur de son nom » (vv. 2-3).

Confianza en Dios, un texto de Benedicto XVI acerca del salmo 23

Le Seigneur est mon berger : un guide sûr dans la vie

La vision qui s'offre à nos yeux est celle de prairies verdoyantes et de sources d'eau limpide, des oasis de paix vers lesquelles le berger conduit son troupeau, symboles des lieux de vie vers lesquels le Seigneur conduit le psalmiste, qui se sent comme ces brebis couchées sur l’herbe près d’une source, dans un moment de repos, non pas dans la tension ou l’inquiétude, mais confiantes et sereines, car le lieu est sûr, l’eau est fraîche, et le berger veille sur elles.

Et n’oublions pas que la scène évoquée par le Psaume se déroule dans une région en grande partie désertique, brûlée par un soleil de plomb, où le berger semi-nomade du Moyen-Orient vit avec son troupeau dans les steppes calcinées qui s’étendent autour des villages. Mais le berger sait où trouver l’herbe et l’eau fraîche, indispensables à la vie ; il sait mener son troupeau vers l’oasis où l’âme « reprend des forces » et où il est possible de retrouver l’énergie et un regain de vitalité pour se remettre en route.

Comme le dit le psalmiste, Dieu le conduit vers des « prairies verdoyantes » et des « eaux paisibles », où tout est en surabondance, où tout est donné en abondance. Si le Seigneur est le berger, même dans le désert, lieu d’absence et de mort, cela n’entame en rien la certitude d’une présence radicale de vie, au point de pouvoir dire : « Je ne manque de rien ».

Le berger, en effet, se soucie du bien-être de son troupeau ; il adapte son rythme et ses exigences à ceux de ses brebis, il marche et vit avec elles, les guidant sur des sentiers « justes », c’est-à-dire adaptés à elles, en tenant compte de leurs besoins et non des siens. Sa priorité est la sécurité de son troupeau, et c’est ce qu’il recherche en le guidant.

Chers frères et sœurs, nous aussi, à l’instar du psalmiste, si nous marchons à la suite du « Bon Pasteur », même si les chemins de notre vie s’avèrent difficiles, tortueux ou longs, nous menant souvent à travers des zones spirituellement désertiques, sans eau et sous un soleil de rationalisme ardent, sous la conduite du bon berger, le Christ, nous devons être certains de suivre les sentiers « justes », et que le Seigneur nous guide, qu’Il est toujours près de nous et que rien ne nous manquera.

La confiance en Dieu face aux difficultés

C'est pourquoi le psalmiste peut exprimer une sérénité et une assurance exemptes de toute incertitude et de toute crainte :

« Même si je marche dans les vallées obscures, je ne crains rien, car vous êtes avec moi : votre bâton et votre houlette me rassurent » (v. 4).

Celui qui marche avec le Seigneur, même dans les vallées sombres de la souffrance, de l'incertitude et de tous les problèmes humains, se sent en sécurité. Vous êtes avec moi : telle est notre certitude, cette certitude qui nous soutient. L’obscurité de la nuit fait peur, avec ses ombres changeantes, la difficulté à discerner les dangers, son silence rempli de bruits indéchiffrables. Si le troupeau se déplace après le coucher du soleil, lorsque la visibilité devient incertaine, il est normal que les brebis s’inquiètent : il y a un risque de trébucher, de s’éloigner ou de se perdre, et il y a aussi la crainte que d’éventuels agresseurs se cachent dans l’obscurité.

Pour évoquer la vallée « obscure », le psalmiste utilise une expression hébraïque qui évoque les ténèbres de la mort ; c’est pourquoi la vallée qu’il faut traverser est un lieu d’angoisse, de menaces terribles, de danger de mort. Pourtant, celui qui prie avance avec assurance, sans crainte, car il sait que le Seigneur est avec lui. Ce « tu marches avec moi » est une proclamation de confiance inébranlable, et résume une expérience de foi radicale ; la proximité de Dieu transforme la réalité, la vallée obscure perd tout son caractère dangereux, elle se vide de toute menace. Le troupeau peut désormais marcher sereinement, accompagné du son familier du bâton qui frappe le sol et signale la présence rassurante du berger.

Cette image réconfortante clôt la première partie du psaume et laisse place à une scène différente. Nous sommes toujours dans le désert, où le berger vit avec son troupeau, mais nous sommes désormais transportés sous sa tente, qui s'ouvre pour accueillir les visiteurs :

« Vous préparez une table devant moi, aux yeux de mes ennemis ; vous oignez ma tête de parfum, et ma coupe déborde » (v. 5).

La Santa Misa y la Plenitud de los Tiempos

Le Seigneur se présente désormais comme Celui qui accueille celui qui prie, avec les signes d’une hospitalité généreuse et pleine d’attention. L’hôte divin prépare le repas sur la « table », un terme qui, en hébreu, désigne, dans son sens originel, la peau de l’animal que l’on étendait sur le sol et sur laquelle on disposait les mets destinés au repas en commun.

Il s'agit d'un geste de partage, non seulement de la nourriture, mais aussi de la vie, dans un élan de communion et d'amitié qui tisse des liens et exprime la solidarité. Vient ensuite le don généreux de l’huile parfumée versée sur la tête, qui atténue la chaleur accablante du soleil du désert, rafraîchit et apaise la peau, et réjouit l’esprit par son parfum. Enfin, le calice débordant ajoute une note de fête, avec son vin exquis, partagé avec une générosité débordante. Nourriture, huile, vin : ce sont là des dons qui apportent vie et joie, car ils vont au-delà du strict nécessaire et expriment la gratuité et l’abondance de l’amour.

Le site Psaume Le n° 104, célébrant la bonté providentielle du Seigneur, proclame : « Vous faites pousser l’herbe pour le bétail, et le fourrage pour ceux qui servent l’homme. Il tire du pain des champs, et du vin qui réjouit le cœur ; de l’huile qui fait rayonner son visage et du pain qui lui donne des forces » (vv. 14-15).

Le psalmiste fait l'objet de nombreuses attentions ; c'est pourquoi il est comparé à un voyageur qui trouve refuge dans une tente accueillante, tandis que ses ennemis doivent s’arrêter pour observer, sans pouvoir intervenir, car celui qu’ils considéraient comme leur proie se trouve désormais en lieu sûr, il est devenu un hôte sacré, intouchable. Et ce psalmiste, c’est nous, si nous sommes véritablement des croyants en communion avec le Christ. Lorsque Dieu ouvre sa tente pour nous accueillir, rien ne peut nous faire de mal.

Puis, lorsque le voyageur reprend la route, la protection divine se prolonge et l’accompagne tout au long de son voyage : « Ta bonté et ta miséricorde m’accompagnent tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison du Seigneur pour des années sans fin » (v. 6).

La bonté et la fidélité de Dieu constituent l'escorte qui accompagne le psalmiste lorsqu'il sort de sa tente et reprend la route. Mais c’est un chemin qui prend un sens nouveau, et qui devient un pèlerinage vers le temple du Seigneur, le lieu saint où le fidèle souhaite « habiter » pour toujours et vers lequel il souhaite « revenir ». Le verbe hébreu utilisé ici a le sens de « revenir », mais, avec une légère modification vocalique, il peut être compris comme « habiter », ce que reflètent les versions anciennes et la plupart des traductions modernes.

On peut retenir ces deux sens : retourner au temple et y demeurer est le désir de tout Israélite, et demeurer près de Dieu, dans sa proximité et sa bonté, est l’aspiration et la nostalgie de tout croyant : pouvoir véritablement demeurer là où se trouve Dieu, près de Dieu. Suivre le Pasteur mène à sa demeure ; c’est le but de tout chemin, l’oasis tant désirée dans le désert, la tente qui sert de refuge lorsqu’on fuit ses ennemis, le lieu de paix où l’on fait l’expérience de la bonté et de l’amour fidèle de Dieu, jour après jour, dans la joie sereine d’un temps sans fin.

Les images de ce psaume, par leur richesse et leur profondeur, ont accompagné toute l’histoire et l’expérience religieuse du peuple d’Israël, et accompagnent les chrétiens. La figure du berger, en particulier, évoque les temps originels de l’Exode, la longue traversée du désert, à l’image d’un troupeau guidé par le Berger divin (cf. Est 63, 11-14; Sel 77, 20-21 ; 78, 52-54). Et dans la Terre Promise, c'était au roi qu'incombait la tâche de paître le troupeau du Seigneur, à l'instar de David, berger choisi par Dieu et figure du Messie (cf. 2 Samuel 5, 1-2; 7, 8; Sel 78, 70-72).

Puis, après l'exil à Babylone, dans ce qui s'apparentait presque à un nouvel Exode (cf. Est 40, 3-5.9-11 ; 43, 16-21), Israël est ramené dans sa patrie tel un agneau égaré puis retrouvé, conduit par Dieu vers des prairies verdoyantes et des lieux de repos (cf. Ez 34, 11-16.23-31).

dolor en la cruz muerte de jesus

Jésus-Christ, plénitude de la confiance en Dieu

Mais c'est en le Seigneur Jésus que toute la force évocatrice de notre psaume atteint sa plénitude et trouve tout son sens : Jésus est le « Bon Berger » qui part à la recherche de la brebis égarée, qui connaît ses brebis et donne sa vie pour elles (cf. Mt 18, 12-14; Lc 15, 4-7; Jn 10, 2-4.11-18), il est le chemin, le chemin juste qui nous conduit à la vie (cf. Jn 14, 6), la lumière qui illumine la vallée obscure et triomphe de toutes nos peurs (cf. Jn 1, 9; 8, 12; 9, 5; 12, 46).

Il est l'hôte généreux qui nous accueille et nous met à l'abri de nos ennemis en nous préparant la table de son corps et de son sang (cf. Mt 26, 26-29; Mc 14, 22-25; Lc 22, 19-20) et la table définitive du banquet messianique dans les cieux (cf. Lc 14, 15 et suivantes ; Ap 3, 20 ; 19, 9). Il est le Pasteur royal, roi dans la douceur et le pardon, intronisé sur le bois glorieux de la croix (cf. Jn 3, 13-15; 12, 32; 17, 4-5).

Chers frères et sœurs, le Psaume 23 nous invite à renouveler notre confiance en Dieu, en nous abandonnant totalement entre ses mains. Prions donc avec foi pour que le Seigneur nous accorde, même sur les chemins difficiles de notre temps, de marcher toujours selon ses voies comme un troupeau docile et obéissant, qu’il nous accueille dans sa maison, à sa table, et qu’il nous conduise vers des « eaux paisibles », afin que, en accueillant le don de son Esprit, nous puissions nous abreuver à ses sources, sources de cette eau vive « qui jaillit jusqu’à la vie éternelle » (Jn 4, 14 ; cf. 7, 37-39). Merci.

Cordialement

Je salue cordialement les pèlerins de langue espagnole, en particulier les prêtres du Collège pontifical mexicain et les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus et des Saints Anges, ainsi que les groupes venus d'Espagne, du Mexique, du Chili, d'Argentine, de Colombie, du Paraguay et d'autres pays d'Amérique latine. Je vous invite, chers frères, à intensifier votre vie de prière, en nous tournant avec confiance vers le Seigneur, qui est bon et miséricordieux, lent à la colère et riche en miséricorde. Merci beaucoup.


Benoît XVI. Audience générale du 5 octobre 2011. (Lire ici)
Lieu : Place Saint-Pierre, à Rome.



Qu'est-ce qu'une neuvaine et comment la prier ?

La doctrine de l’Église catholique enseigne que les saints et la Vierge Marie « ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père » et que « leur sollicitude fraternelle nous est d’un grand secours dans notre souffrance » (Lumen gentium 49). Les neuvaines nous aident dans notre prière lorsqu’elles sont correctement replacées dans le contexte d’une doctrine solide.

Au Moyen Âge, l'Espagne et la France ont introduit la "neuvaine de préparation" pour le Noël. pour en se souvenant des neuf mois de la grossesse de la Sainte Vierge. En Espagne, le Conseil de Tolède en 656 a transféré la fête de l'Annonciation au 18 décembre (dans le neuvième).

C'est pourquoi la neuvaine a pris un sens d'anticipation et de préparation à un festin.. Les meilleurs modèles de préparation sont Jésus et Marie, qui se préparent à la naissance. Nous nous préparons dans ce monde à la vie éternelle.

C'est de la neuvaine de préparation qu'est née, d'abord en France et en Belgique, la coutume de faire neuvaines à la Vierge et aux saints pour diverses intentions.

Dans le XVIIe siècle, l'Église a officiellement accordé la première indulgence à une neuvaine en l'honneur de saint François Xavier, décernée par le pape Alexandre VII.

De nos jours, l'Église considère que la structure des neuf répétitions fait référence aux neuf jours entre le Ascension y Pentecôte. Dans la Bible, cette période est, pour les disciples et la mère de Jésus, une période d’attente qu’ils vivent dans la prière. « Ils persévéraient tous dans la prière d’un même cœur » Actes 1 : 14 à l'issue de laquelle ils ont reçu l'Esprit Saint. Ainsi, nous pouvons nous aussi de vivre la neuvaine comme un temps de prière dans l'attente d'une grâce.

Qu'est-ce qu'une neuvaine ?

La neuvaine, du latin "novem», neuf.

Comme l'explique la doctrine de l'Église catholique, la neuvième Il s'agit d'une série de neuf. Cette succession de neuf peut faire référence à des jours consécutifs (par exemple : les neuf jours précédant une fête liturgique) ou à neuf jours spécifiques de la semaine ou du mois (par exemple : les neuf premiers vendredis).

Certaines ont une longue tradition liée à la dévotion à un saint ou à l'intention de confier une intention ou une grâce particulière à Dieu (le Père, le Fils et le Saint-Esprit), à la Vierge Marie, aux anges et aux saints.

La neuvaine a une signification spirituelle. Elle est directement liée à l'acte de dévotion dont on fait preuve en la priant. Comme toutes les prières, celles-ci sont une façon de louer Dieu. Marie a encouragé les apôtres à prier pendant neuf jours pour recevoir le Saint-Esprit. Cet acte de la mère de Jésus enseigne aux fidèles l'importance de la constance de la foi.

Comment prier et à quel moment le faire ?

C'est une manière privilégiée de prier car nous permet de prendre du temps pour la prière, ce qui apporte de la qualité à notre engagement. En effet, lorsque notre prière s'accompagne d'un profond désir d'ouvrir notre cœur à Dieu, d'expérimenter sa présence réelle et de nous remettre entre ses mains, le Seigneur peut agir et nous faire comprendre humblement sa volonté.

Il n'est pas nécessaire d'attendre une date précise pour commencer une neuvaine : le meilleur moment est sans doute celui où nous en ressentons le besoin ou l'envie.. Chaque intention de prière majeure que nous avons et chaque discernement majeur que nous devons faire est une occasion potentielle de commencer une neuvaine. La clé est la cohérence.

Le contenu de chacune d'entre elles est différent, mais La plupart d'entre eux proposent au moins une méditation quotidienne, souvent écrit à partir d'un passage biblique ou d'un livre spirituel, et une prièresouvent adressée à Dieu par l'intercession d'un saint.

Il est également bon d'introduire notre prière en nous plaçant en présence du Seigneur par le signe de la croix et une parole. Et concluez-la, par exemple, en récitant le Notre Père, l'Ave Maria et le Glory Be.

Como rezar una novena

Les raisons de prier une neuvaine sont nombreuses et variées. Outre celles que nous pouvons faire à tout moment de l'année en fonction des événements qui affectent notre vie, la tradition suggère de prier une neuvaine avant la fête d'un saint ou une grande fête chrétienne. Dans ce cas, la neuvaine commence 8 jours avant, de sorte que le dernier jour tombe le jour de la fête.

Parmi les neuvaines Parmi les jeûnes annuels les plus courants, on peut citer, par exemple, celui de saint Joseph, celui de l'Immaculée Conception, celui du Carême et celui du Saint-Esprit, en vue de la Pentecôte.

Une très riche sélection de neuvaines

Souvenez-vous de

Soyez assurés que le Seigneur répond à toutes nos prières. « Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Jean 14:14Les fruits d'une neuvaine prennent parfois des formes très concrètes et parfois ils ne sont pas visibles, mais dans tous les cas la neuvaine a un impact sur nous "tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu". Romains 8:28

Dans cette vie, nous traversons tous des difficultés. Mais la force que nous avons, nous chrétiens, c'est de savoir que le Christ, qui a lui-même souffert, nous soutient dans chacune de ces épreuves : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos". Matthieu 11:28

À la Sainte Famille du pape François

Le pape nous recommandait une manière simple et efficace de l'offrir à la Sainte Famille en récitant avec beaucoup de ferveur la même prière pendant neuf jours consécutifs.


Jésus, Marie et Joseph
en toi nous contemplons
la splendeur du véritable amour,
C'est vers vous, avec confiance, que nous nous tournons.
Sainte Famille de Nazareth,
font aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière,
des écoles authentiques de l'Évangile
et de petites églises de maison.
Sainte Famille de Nazareth,
qu'il n'y aura plus jamais d'épisodes dans les familles
de violence, de fermeture d'esprit et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé
être bientôt réconforté et guéri.
Sainte Famille de Nazareth,
que le prochain Synode des évêques va
sensibiliser tout le monde
du caractère sacré et inviolable de la famille,
de sa beauté dans le plan de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph,
Entendez, entendez notre supplication, amen !
Découvrez d'autres prières pour la famille.


Bibliographie :
Opusdei.org
Aleteia.org
Catholic.net



Pourquoi baptiser les enfants ? Ne vaut-il pas mieux attendre qu'ils soient en âge de décider eux-mêmes ?

Le baptême des jeunes enfants est une décision que de nombreux parents catholiques acceptent tout naturellement, même si, aujourd’hui, certaines familles préfèrent attendre que leurs enfants puissent décider par eux-mêmes à l’avenir. La question semble légitime : si le baptême marque profondément la vie d’une personne, ne devrait-on pas le choisir librement une fois que l’on a atteint une maturité suffisante ?

Cependant, dès les premiers siècles, l'Église a défendu le baptême des enfants comme un don de Dieu et le début de la vie chrétienne. De nombreux parents ne considèrent pas que le fait de faire baptiser leurs enfants limite leur liberté, mais qu'il leur offre dès le début la grâce, la foi et l'appartenance à l'Église.

Le baptême, un phénomène sociologique

Il existe de nombreuses décisions que les parents prennent sans attendre de consulter leurs enfants sur des questions qui auront un impact décisif sur leur vie.

Ils leur fournissent de la nourriture, des vêtements, de la chaleur et de l'affection avant qu'ils n'aient l'usage de la raison, sans qu'ils l'aient librement demandé, mais cela est essentiel pour les maintenir en vie. Mais ils font aussi des choses, en plus de couvrir les besoins de subsistance de base, qui auront un impact décisif sur les approches fondamentales de la vie.

Prenons, par exemple, le fait de leur parler dans une langue donnée. L'acquisition de la langue maternelle résulte d'un choix des parents qui va façonner la manière dont les enfants s'expriment, leurs racines culturelles les plus profondes et même une vision très particulière de la réalité.

Aucun parent raisonnable ne prendrait la décision de ne rien dire à son enfant jusqu’à ce qu’il grandisse, qu’il entende plusieurs langues et qu’il décide par lui-même laquelle il souhaite apprendre. La langue est un élément culturel très important dans le développement de la vie humaine et retarder son acquisition jusqu’à la majorité causerait un préjudice très grave au développement intellectuel du jeune être humain.

Mais la décision de baptiser et de commencer la formation à la foi n'a-t-elle rien à voir avec le fait de s'adresser à des enfants dans sa propre langue ?

Une personne qui n'a pas la foi et ne sait pas ce que signifie l'existence de Dieu, sa bonté, sa façon d'agir dans le monde et dans les hommes, et qui ne connaît pas la réalité profonde du baptême, pensera que cela n'a rien à voir, que le langage est indispensable et que la foi ne l'est pas. Mais cela ne signifie pas que son appréciation est raisonnable, mais plutôt qu'elle est due à ses déficiences culturelles, voire à ses préjugés, qui l'empêchent de raisonner sur la base de tous les faits réels.

Par conséquent, afin de traiter rationnellement tous les facteurs impliqués dans cette question, il est nécessaire de Il est essentiel de savoir d'abord ce que signifie être baptisé, puis d'évaluer la situation.

Bautizar niños cuando son pequeños

"...Le Saint Baptême est le fondement de toute la vie chrétienne, le porche de la vie dans l'esprit et la porte qui ouvre l'accès aux autres sacrements..." Catéchisme de l'Église catholique 

Ce qu'implique le baptême

Dieu a conçu une histoire d'amour pour chaque être humain, qui se révèle peu à peu au cours de la vie. Dans la mesure où nous entretenons une relation étroite avec Lui, cette histoire sera révélée et prendra forme. Et la première étape pour rendre cette proximité effective est le baptême.

La foi chrétienne considère que le Baptême en tant que sacre fondamental, car c'est une condition préalable à la réception de tout autre sacrement. Il nous unit à Jésus-Christ, nous configurant à Lui dans son triomphe sur le péché et la mort.

Dans les temps anciens, elle était administrée par immersion. La personne à baptiser était entièrement immergée dans l'eau. Tout comme Jésus-Christ est mort, a été enterré et est ressuscité, le nouveau chrétien est symboliquement immergé dans un tombeau d'eau, pour se dépouiller du péché et de ses conséquences, et renaître à une vie nouvelle.

Le baptême est, en effet, le sacrement qui nous unit à Jésus-Christ, nous introduisant dans sa mort salvatrice sur la Croix, et donc nous libère de la puissance du péché originel et de tous les péchés personnels.et nous permet de nous élever avec lui vers une vie sans fin. Dès notre réception, nous participons à la vie divine par la grâce, qui nous aide à grandir en maturité spirituelle.

Par le baptême, nous devenons membres du Corps du Christ, frères et sœurs de notre Sauveur, et enfants de Dieu.

Nous sommes libérés du péché, arrachés à la mort éternelle et destinés dès ce moment à une vie dans la joie des rachetés. "Par le baptême, chaque enfant est admis dans un cercle d'amis qui ne le quitteront jamais, ni dans la vie ni dans la mort. Ce cercle d'amis, cette famille de Dieu dans laquelle l'enfant est intégré dès ce moment, l'accompagne continuellement, même dans les jours de douleur, dans les nuits sombres de la vie ; elle lui apportera réconfort, tranquillité et lumière" (Benoît XVI, 8 janvier 2006).

" Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, en les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit " (Mt 28, 19)

Le baptême dans l'enseignement de saint Josémaria

« Le baptême fait de nous des " fidèles " — un mot qui, tout comme cet autre, «sancti —" saints ", terme que les premiers disciples de Jésus utilisaient pour se désigner entre eux, et qui est encore employé aujourd’hui : on parle des » fidèles » de l’Église. —« Réfléchissez-y ! » (Forja, 622).

Pourquoi l'Église maintient-elle la pratique du baptême des enfants ?

Cette pratique remonte à des temps immémoriaux. Lorsque les premiers chrétiens ont reçu la foi, conscients du grand don de Dieu qui leur avait été fait, ils n'ont pas voulu priver leurs enfants de ces bienfaits.

L'Église continue de pratiquer le baptême des enfants pour une raison fondamentale : avant que nous choisissions Dieu, il a déjà choisi pour nous. Il nous a faits et appelés à être heureux. Le baptême n'est pas un fardeau, au contraire, c'est une grâce, un don non mérité que nous recevons de Dieu.

Les parents chrétiens, dès les premiers siècles, ont appliqué le bon sens. Tout comme la mère ne délibérait pas longuement pour savoir si elle devait allaiter son nouveau-né, mais le nourrissait quand il en avait besoin, tout comme elle le lavait quand il était souillé, l'habillait et l'enveloppait dans des vêtements chauds pour le protéger des rigueurs du froid, tout comme elle lui parlait et lui donnait de l'affection. 

De cette façon, ils lui ont aussi fourni la meilleure aide dont toute créature humaine a besoin pour développer pleinement sa vie : la purification de l'âme, la grâce de Dieu, une grande famille surnaturelle et l'ouverture au langage de Dieu, afin que, lorsque sa sensibilité et son intelligence s'éveilleront, il puisse contempler le monde avec la lumière de la foi, celle qui lui permet de connaître la réalité telle qu'elle est.

Le baptême, point de départ de la vie chrétienne

Le chrétien sait qu’il est greffé sur le Christ par le baptême ; habilité à lutter pour le Christ par la confirmation ; appelé à agir dans le monde en participant à la fonction royale, prophétique et sacerdotale du Christ ; rendu un avec le Christ par l’Eucharistie, sacrement de l’unité et de l’amour. C’est pourquoi, à l’instar du Christ, il doit vivre tourné vers les autres, en regardant avec amour tous ceux qui l’entourent, un par un, ainsi que l’humanité tout entière.

La foi nous amène à reconnaître le Christ comme Dieu, à le considérer comme notre Sauveur, à nous identifier à Lui, en agissant comme Il a agi. Le Christ ressuscité, après avoir dissipé les doutes de l’apôtre Thomas en lui montrant ses plaies, s’exclame : « Heureux ceux qui, sans m’avoir vu, ont cru. ».

« Ici — commente saint Grégoire le Grand —, il est question de nous d’une manière particulière, car nous possédons spirituellement Celui que nous n’avons pas vu corporellement. Il est question de nous, mais à condition que nos actes soient conformes à notre foi. Nul ne croit véritablement si ce n’est celui qui, par ses actes, met en pratique ce qu’il croit. C’est pourquoi, à propos de ceux qui ne possèdent de la foi que des paroles, saint Paul dit : ils professent connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres.

Il n'est pas possible, en Christ, de dissocier sa nature de Dieu-Homme de sa fonction de Rédempteur. Le Verbe s'est fait chair et est venu sur terre afin que tous les hommes soient sauvés, afin de sauver tous les hommes. Avec nos misères et nos limites personnelles, nous sommes d’autres Christs, le Christ lui-même, appelés nous aussi à servir tous les hommes.

Il faut que ce commandement, qui restera nouveau à travers les siècles, résonne encore et encore. « Très chers », écrit saint Jean, « je ne vous écris pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien, que vous avez reçu dès le commencement ; ce commandement ancien, c’est la parole divine que vous avez entendue. » Et pourtant, je vous dis que le commandement dont je vous parle est un commandement nouveau, qui est vrai en lui-même et en vous, car les ténèbres ont disparu, et la vraie lumière brille déjà. Celui qui prétend être dans la lumière tout en haïssant son frère est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a pas de scandale en lui.

Notre Seigneur est venu apporter la paix, la Bonne Nouvelle, la vie à tous les hommes. Pas seulement aux riches, ni seulement aux pauvres. Pas seulement aux sages, ni seulement aux naïfs. À tous. À nos frères, car nous sommes frères, puisque nous sommes les enfants d’un même Père, Dieu. Il n’y a donc qu’une seule race : celle des enfants de Dieu. Il n’y a qu’une seule couleur : celle des enfants de Dieu. Et il n’y a qu’une seule langue : celle qui parle au cœur et à l’esprit, sans le bruit des mots, mais qui nous fait connaître Dieu et nous incite à nous aimer les uns les autres.

• Dernier texte relevant du point 106 de l'ouvrage *C'est le Christ qui passe* de saint Josémaria, dans le chapitre ' Le Christ présent chez les chrétiens '. Lien : https://escriva.org/es/es-cristo-que-pasa/106/

Article publié sur http://dialogosparacomprender.blogspot.com/


M. Francisco Varo PinedaDirecteur de recherche à l'université de Navarre et professeur d'Écriture sainte à la faculté de théologie.



Le pape Léon XIV parle du séminaire comme d’une « école des sentiments »

Lors de sa rencontre avec des milliers de séminaristes à l'occasion du Jubilé célébré à Rome le 24 juin 2025, le Pape Léon XIV Il a laissé une phrase qui a trouvé un écho profond dans toute l'Église : « Le séminaire doit être une école des sentiments ». 

Ce n'était ni une phrase improvisée ni une remarque accessoire. Le Saint-Père a tenu à mettre l'accent sur un aspect très précis de la formation sacerdotale : apprendre à aimer comme le Christ.

« Tout comme le Christ a aimé avec un cœur d’homme, vous êtes appelés à aimer avec le Cœur du Christ ! Aimer avec le cœur de Jésus. Mais pour apprendre cet art, il faut travailler sur sa propre vie intérieure, là où Dieu fait entendre sa voix et d’où naissent les décisions les plus profondes ; mais c’est aussi un lieu de tensions et de luttes (cf. Mc 7,14-23), qu’il faut convertir afin que toute son humanité respire l’Évangile.

Le premier travail doit donc se faire au plus profond de soi. Souvenez-vous bien de l’invitation de saint Augustin à revenir au cœur, car c’est là que nous trouvons les traces de Dieu. Descendre au fond de son cœur peut parfois nous faire peur, car il y a aussi des blessures en son sein. N’ayez pas peur de les soigner, laissez-vous aider, car c’est précisément de ces blessures que naîtra la capacité d’être aux côtés de ceux qui souffrent. Sans vie intérieure, la vie spirituelle n’est pas non plus possible, car c’est précisément là, dans le cœur, que Dieu nous parle.

Dieu nous parle dans notre cœur ; nous devons savoir l’écouter. Une partie de ce travail intérieur consiste également à s’entraîner à reconnaître les mouvements du cœur : non seulement les émotions fugaces et immédiates qui caractérisent l’âme des jeunes, mais surtout leurs sentiments, qui les aident à découvrir le sens de leur vie.

Si vous apprenez à connaître votre cœur, vous deviendrez de plus en plus authentiques et vous n’aurez plus besoin de porter de masques. Et le chemin privilégié qui nous conduit à l’intériorité, c’est la prière : à une époque où nous sommes hyperconnectés, il est de plus en plus difficile de faire l’expérience du silence et de la solitude. Sans la rencontre avec Lui, nous ne pouvons même pas nous connaître véritablement nous-mêmes. ».

Que veut dire le pape par « école des sentiments » ?

Le pape a tenu à insister tout particulièrement sur la dimension humaine de la vocation sacerdotale. Lors du Jubilé des séminaristes, il a déclaré :

« Il est important – voire nécessaire – dès le séminaire de miser pleinement sur la maturation humaine, en rejetant toute forme de faux-semblant et d’hypocrisie. En gardant les yeux fixés sur Jésus, il faut apprendre à nommer et à exprimer même la tristesse, la peur, l’angoisse, l’indignation, en mettant tout cela en relation avec Dieu. ».

C'est en ces termes que le pape Léon XIV a rappelé que le séminaire Ce n’est pas seulement un lieu d’études ou de formation pastorale. C’est aussi l’espace où le futur prêtre apprend à se connaître véritablement, à mûrir intérieurement et à mettre toute sa vie entre les mains de Dieu. C’est pourquoi il a défini le séminaire comme un véritable l'école des sentiments: un lieu où le cœur apprend à aimer profondément, en toute liberté et selon le regard du Christ.

haz que el sueño del papa León XIV se cumpla dona formación

Former des prêtres capables d'accompagner les personnes

Cette réflexion du Pape est particulièrement d'actualité. Aujourd'hui, beaucoup de personnes recherchent chez le prêtre quelqu'un qui sache écouter, qui les accompagne avec bienveillance et qui parle de Dieu à partir d'une expérience réelle et humaine. Cela exige une formation globale.

C’est pourquoi l’Église insiste tant sur l’importance de bien mettre à profit le temps passé au séminaire : car on n’y fait pas que étudier ou discerner une vocation. On y apprend à devenir pasteur.

Un prêtre doté d’une solide formation humaine est capable de jeter des ponts, de mieux comprendre les blessures de sa communauté et de la rapprocher du Christ avec plus de délicatesse et de profondeur.

"Je vous invite à invoquer souvent le Saint-Esprit, afin qu’il forme en vous un cœur docile, capable de percevoir la présence de Dieu, notamment en écoutant les voix de la nature et de l’art, de la poésie, de la littérature et de la musique, ainsi que celles des sciences humaines.

Dans le cadre de leur engagement rigoureux envers l'étude théologique, sachez également écouter, l'esprit et le cœur ouverts, les voix de la culture, telles que les défis récents posés par l'intelligence artificielle et ceux des médias sociaux. Surtout, à l’instar de Jésus, sachez écouter le cri, souvent silencieux, des petits, des pauvres et des opprimés, ainsi que de tant de personnes, notamment des jeunes, qui cherchent un sens à leur vie.

Si vous prenez soin de votre cœur, en vous accordant chaque jour des moments de silence, de méditation et de prière, vous pourrez apprendre l’art du discernement. C’est là aussi un travail important : apprendre à discerner. Quand on est jeune, on porte en soi de nombreux désirs, de nombreux rêves et de nombreuses ambitions. Le cœur est souvent encombré et il arrive que l’on se sente désorienté.

En revanche, à l'instar de la Vierge Marie, notre vie intérieure doit être capable de garder et de méditer. Capable de synballein, comme l’écrit l’évangéliste Luc (2, 19-51) : rassembler les fragments. Gardez-vous de toute superficialité et rassemblez les fragments de votre vie dans la prière et la méditation, en vous demandant : qu’est-ce que ce que je vis m’apprend ? Que m’inspire-t-elle pour mon cheminement ? Où le Seigneur me conduit-il ? »

La mission de la Fondation CARF : contribuer à la formation des futurs prêtres

Grâce au soutien de milliers de membres, de bienfaiteurs et d'amis, des séminaristes et des prêtres diocésains de plus de 130 pays peuvent étudier et se former à Rome et à Pampelune. 

Ils reçoivent certes une formation académique, mais aussi un accompagnement spirituel, pastoral et humain qui renforce leur vocation et les prépare à retourner dans leurs diocèses avec une vision universelle et un cœur bien formé.

Cela s'inscrit parfaitement dans le cadre de le rêve que le pape Léon XIV Il rappelle à toute l'Église qu'il faut des prêtres saints, proches des fidèles et bien préparés pour servir le monde d'aujourd'hui.

Réalisez le rêve du Pape

La visite du pape en Espagne a remis ce message au premier plan. Son appel à veiller à la formation des séminaristes n’est pas une idée abstraite. Il s’agit d’une invitation concrète adressée à toute l’Église.

A la Fondation CARF Nous voulons répondre par des actes concrets : en aidant ceux qui se préparent aujourd’hui à consacrer leur vie au service des autres.

Car soutenir la formation d'un séminariste, c'est contribuer à former un cœur capable d'accompagner, de soutenir et d'apporter l'espoir là où on en a le plus besoin.

« Les séminaristes ont droit à la meilleure formation possible et l’Église, quant à elle, a le droit de… »
des prêtres bien formés. Pour que les séminaires soient de véritables lieux de formation, il faut qu’ils garantissent une expérience adéquate de la vie communautaire ; qu’ils disposent de formateurs entièrement consacrés à l’étude et à l’enseignement, ayant une expérience de l’accompagnement spirituel ; et qu’ils soient dotés de centres supérieurs de théologie disposant des moyens nécessaires pour remplir leur mission. Pour cela, il est indispensable, outre de unir nos forces, d’apprendre à travailler ensemble pour relever ces défis » (Rencontre avec les évêques d’Espagne. Siège de la Conférence épiscopale, Madrid. Lundi 8 juin 2026).

Carta de León XIV con motivo de la Asamblea Presbiteral de la Arquidiocesis de Madrid

Partout dans le monde, des jeunes hommes ont entendu un appel profond à suivre une vocation sacerdotale. Ils veulent servir, accompagner, donner les sacrements et aider leur peuple à rencontrer Dieu. Mais beaucoup d'entre eux n'ont pas les moyens financiers d'être bien formés, académiquement et humainement, à cette étape clé de leur rencontre avec Dieu.

Le pape Léon XIV l'a récemment rappelé avec simplicité et profondeur dans sa lettre apostolique "." Une fidélité génératrice d'avenir: « Une fidélité porteuse d’avenir, voilà à quoi les prêtres sont appelés aujourd’hui encore, conscients que persévérer dans la mission apostolique nous offre la possibilité de nous interroger sur l’avenir du ministère et d’aider les autres à percevoir la joie de la vocation sacerdotale… L’identité des prêtres se construit autour de leur être pour et elle est indissociable de sa mission… Le renouveau tant attendu de toute l’Église dépend en grande partie du ministère des prêtres, animé par l’esprit du Christ.

 L’appel au ministère ordonné est un don libre et gratuit de Dieu. La vocation, en effet, ne signifie pas une contrainte de la part du Seigneur, mais une proposition d’amour d’un projet de salut et de liberté pour notre propre existence, que nous recevons lorsque, par la grâce de Dieu, nous reconnaissons que Jésus, le Seigneur, est au centre de notre vie. La vocation au ministère ordonné se développe alors comme un don de soi à Dieu et, par là même, à son Peuple saint.

Toute l’Église prie et se réjouit de ce don, le cœur rempli d’espérance et de gratitude, comme l’exprimait le pape Benoît XVI à la fin de l’Année sacerdotale : « Nous avons voulu faire naître la joie que Dieu soit si proche de nous, et la gratitude pour le fait qu’Il se confie à notre faiblesse ; qu’Il nous guide et nous aide jour après jour. Nous voulions ainsi enseigner à nouveau aux jeunes que cette vocation, cette communion de service pour Dieu et avec Dieu, existe ; mieux encore, que Dieu attend notre “ oui ”. ».

C'est pourquoi l'Eglise apporte un soin particulier à la formation des futurs prêtres afin qu'ils soient des hommes humainement, spirituellement et pastoralement préparés, capables d'accompagner leurs communautés et de servir les personnes là où elles en ont le plus besoin. C'est ce que fait la Fondation CARF depuis 1989.

Dans de nombreux pays du monde, il y a des personnes qui ont une vocation sacerdotale où La foi est forte, mais les ressources sont rares. C'est là que votre aide fait la différence.

La Fondation CARF accompagne des séminaristes et des prêtres diocésains de 130 pays pour qu'ils reçoivent la formation intégrale dont l'Eglise a besoin aujourd'hui et aura besoin demain. Derrière chacun d'eux, il y a une histoire, une famille, un peuple et tout un diocèse qui aura un jour un prêtre mieux préparé à le servir et à en former d'autres.

Avec votre aide, vous rendez cela possible Le rêve du pape Léon XIV : que la formation atteigne les séminaristes et les prêtres du monde entier. Puisse l'avenir de l'Église se construire sur des bases solides, avec des personnes bien préparées et dévouées.

Réalisez le rêve du pape ! Permettre la formation de ceux qui s'occuperont de la foi et de la vie de millions de personnes dans le monde.



24 juin : saint Jean-Baptiste, le précurseur

Le site Église catholique célèbre la solennité de la Nativité de Saint Jean Baptiste le 24 juin. Contrairement à la grande majorité des saints, dont nous commémorons le jour de leur passage au ciel (le 29 août dans le cas du Précurseur), nous célébrons également saint Jean-Baptiste le jour de sa naissance terrestre.

Qui était donc réellement cet homme vêtu de peau de chameau, que beaucoup considéraient comme un fou et qui a fini par marquer le début de la Rédemption de tous les êtres humains ?

Saint Jean-Baptiste : une naissance marquée par un miracle

L'histoire de Jean commence avec ses parents, Zacharie (un prêtre juif) et Élisabeth. Ils étaient âgés et la stérilité de cette dernière les avait empêchés d'avoir des enfants. Un jour, alors que Zacharie se trouvait au temple, le l'archange Gabriel Il lui est apparu pour lui annoncer qu'ils auraient un fils qui préparerait la voie au Messie. Zacharie a mis en doute cette nouvelle et, de ce fait, il est resté muet jusqu'à ce que la promesse se réalise.

Il y a un détail fascinant concernant la conception de saint Jean : lorsque la Vierge Marie (qui attendait déjà Jésus) se rendit chez sa cousine Élisabeth ; l’enfant Jean bondit de joie dans le ventre de sa mère en entendant la salutation de Marie. En raison de cet épisode, la dévotion populaire et la tradition de l’Église considèrent que Jean a été préservé du péché originel avant sa naissance.

Huit jours après sa naissance, le moment était venu de lui choisir un prénom. La famille tenait pour acquis qu’il s’appellerait Zacharie, comme son père. Cependant, Élisabeth s’y opposa et Zacharie demanda une tablette sur laquelle il écrivit : « Il s'appelle Juan » (ce qui signifie " Dieu est miséricordieux "). Aussitôt, Zacharie retrouva l'usage de la parole. Par ce geste, ses parents renonçaient à lui imposer leurs propres projets et acceptaient la vocation unique que Dieu avait prévue pour leur fils.

Lors de l’Angélus du 24 juin 2012, Benoît XVI a déclaré : « Dès le sein maternel, Jean est le précurseur de Jésus : l’ange annonce à Marie sa conception prodigieuse comme un signe que ‘ rien n’est impossible à Dieu ’ (Lc » 1, 37), six mois avant le grand prodige qui nous apporte le salut, l’union de Dieu avec l’homme par l’œuvre du Saint-Esprit ».

« Les quatre Évangiles accordent une grande importance à la figure de Jean-Baptiste, en tant que prophète qui clôt l’Ancien Testament et inaugure le Nouveau, en identifiant en Jésus de Nazareth le Messie, l’Oint du Seigneur », a poursuivi le pape théologien.  

La voix qui crie dans le désert

Jean est la figure clé qui fait le lien entre l'Ancien et le Nouveau Testament ; c'est le dernier des prophètes. Ce n'était pas un homme conventionnel. Il a passé sa jeunesse dans le désert, menant une vie extrêmement austère : il portait une peau de chameau attachée par une ceinture en cuir et se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Vers l'an 26 après J.-C., guidé par le Esprit Saint, il commença à prêcher sur les rives du Jourdain. Son message était direct et parfois rude – il alla jusqu’à traiter de " race de serpents " les pharisiens et les hypocrites qui s’approchaient de lui. Il invitait les gens à changer de vie et administrait à tous un " baptême de conversion ". Bien que son apparence et sa sévérité pussent faire penser à celles d’un fou, le cœur de son message n’était pas le châtiment, mais la préparation des cœurs des gens à recevoir la miséricorde imminente de Dieu.

Saint Josémaria, à propos du baptême de Jésus-Christ

Le point culminant de sa mission a eu lieu lorsque le lui-même Jésus Il se rendit au Jourdain pour se faire baptiser. En le voyant, Jean le reconnut et prononça ces paroles que l'on répète encore aujourd'hui : " Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. ".

À propos de ce passage, Saint Josémaria nous invitait à la réflexion. Il soulignait comment, dans le Baptême, Dieu le Père prend possession de nos vies, nous unit à celle du Christ et nous envoie le Saint-Esprit. Le fondateur de l’Opus Dei rappelait que le Seigneur, par ce sacrement, appose sur notre âme un sceau indélébile qui fait de nous des enfants de Dieu.

« Lors du baptême, notre Père qui est aux cieux a pris possession de nos vies, nous a unis à celle du Christ et nous a envoyé le Saint-Esprit. La force et la puissance de Dieu illuminent la face de la terre. Nous ferons brûler le monde dans les flammes du feu que vous êtes venu apporter sur terre ! … Et la lumière de votre vérité, ô notre Jésus, illuminera les esprits, pour un jour sans fin. ».

« Je vous entends crier, ô mon roi, d’une voix vivante qui résonne encore : “Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que veux-je d’autre que de le voir s’embraser ?” (Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que veux-je d’autre que de la voir brûler ?) – Et je réponds – de tout mon être – avec mes sens et toutes mes forces : “ »Me voici : car vous m'avez appelé !” (Je suis là parce que vous m'avez appelé). ». Le Seigneur a apposé un sceau indélébile sur votre âme, par le baptêmeou : » Vous êtes fils de Dieu. Mon enfant, n’avez-vous pas envie de faire en sorte que tout le monde l’aime ? »

« Il doit grandir et je dois m'effacer »

Jean était le maître incontesté de l'humilité. Malgré son immense influence sociale et sa multitude d'adeptes (en effet, les premiers apôtres de Jésus, tels que Pierre, André et Jean, étaient au départ des disciples du Baptiste), il n'a jamais cherché à se mettre en avant. Son testament spirituel se résume en une phrase qu'il a laissée à ses disciples : « Il doit grandir, et moi, je dois m'effacer ». Sa seule mission était de mettre le Christ en avant, puis, une fois cela fait, de se retirer.

Témoin de la Vérité jusqu’au martyre

Un homme d’une telle intégrité ne pouvait fermer les yeux sur les injustices commises par le pouvoir. Jean a ouvertement reproché au roi Hérode Antipas d’avoir divorcé et épousé Hérodiade, la femme de son propre frère. Ce courage dont il a fait preuve pour défendre la vérité et l’institution du mariage lui a valu d’être emprisonné, car Hérodiade en est venue à le haïr au point de provoquer sa mort.

Sa fin fut tragique, lors d'un grand banquet organisé à l'occasion de l'anniversaire d'Hérode. Salomé, la fille d'Hérodiade, dansa devant les convives et plut tellement au roi que celui-ci lui promit solennellement de lui accorder tout ce qu'elle demanderait. Incitée par sa mère, la jeune femme demanda la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. Hérode, attristé mais refusant de se ridiculiser devant ses invités, ordonna que Jean soit décapité en prison.

Aujourd’hui encore, saint Jean-Baptiste reste un modèle de sainteté fidèle : il nous enseigne à être de vaillants défenseurs de la vérité, à vivre sans attachements superflus et, surtout, à faire de notre propre vie un instrument permettant de rapprocher les autres de Dieu.

En 2007, alors qu’il était déjà pape, Benoît XVI avait également déclaré lors de l’Angélus : « Aujourd’hui, 24 juin, la liturgie nous invite à célébrer la solennité de la Nativité de saint Jean-Baptiste, dont la vie était entièrement tournée vers le Christ, tout comme celle de sa mère, Marie. Saint Jean-Baptiste était le précurseur, la “ voix ” envoyée pour annoncer le Verbe incarné. ».

« C’est pourquoi commémorer sa naissance revient en réalité à célébrer le Christ, accomplissement des promesses de tous les prophètes, dont le plus grand fut le Baptiste, appelé à “ préparer le chemin ” devant le Messie (cf. Mt » 11, 9-10) ». 

 Le site Le pape François l'avait souligné en janvier 2025, pendant le Jubilé, ce que Jésus souligne à tous : « Je vous le dis en vérité, il n’y a pas d’homme plus grand que Jean ; et pourtant, le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui " (v. 28). L’espérance, mes frères et sœurs, réside entièrement dans ce saut qualitatif. Elle ne dépend pas de nous, mais du Royaume de Dieu. Voici la surprise : accueillir le Royaume de Dieu nous conduit vers un nouvel ordre de grandeur. Notre monde, nous tous, nous en avons besoin ! Et nous disons : que devons-nous faire ? [Recommencer] ; je ne comprends pas bien [Recommencer]. N’oubliez pas cela : recommencer.

La décapitation de saint Jean-Baptiste (Caravage).

Au moment où Jésus prononce ces paroles, Jean-Baptiste est en prison, en proie à de nombreuses interrogations. Dans notre cheminement, nous portons nous aussi tant de questions, et savez-vous pourquoi ? Parce que nombreux sont les “ Hérode ” qui s’opposent encore au Royaume de Dieu. Mais Jésus nous montre le chemin, celui des nouvelles Béatitudes, qui sont les lois surprenantes de l’Évangile. Demandons-nous donc : ai-je en moi un désir sincère de repartir à zéro ? Est-ce que je veux apprendre de Jésus qui est véritablement grand ? Le plus petit, dans le Royaume de Dieu, c’est lui qui est grand. Et nous devons… [Repartir à zéro, repartir à zéro]. Repartir à zéro.

Apprenons donc de Jean-Baptiste à croire à nouveau. L’espoir pour notre maison commune – cette Terre qui est la nôtre, si maltraitée et meurtrie – et l’espoir pour tous les êtres humains réside dans la singularité de Dieu. Sa grandeur est différente. Et nous repartons de cette originalité de Dieu, qui a resplendi en Jésus et qui nous engage désormais à servir, à aimer fraternellement, à nous reconnaître petits. Et à voir les plus petits, à les écouter et à être leur voix. Voilà notre nouveau départ, voilà notre jubilé ! Et nous devons… [repartir à zéro] Merci ! ».


Évangile de la naissance de saint Jean-Baptiste (Lc 1, 57-66. 80)

Entre-temps, le moment de l’accouchement arriva pour Élisabeth, et elle mit au monde un fils. Ses voisins et ses proches apprirent que le Seigneur avait manifesté sa miséricorde envers elle et se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant, et ils voulaient lui donner le nom de son père, Zacharie. Mais sa mère dit :

— Pas question, il s'appellera Juan.

Et ils lui dirent :

— Personne dans votre famille ne porte ce nom. En même temps, ils demandaient par signes à son père comment il souhaitait qu’on l’appelle. Et lui, demandant une tablette, écrivit : « Jean est son nom ». Ce qui remplit tout le monde d’admiration. À ce moment-là, il retrouva l’usage de la parole, sa langue se délia et il se mit à parler en louant Dieu. La crainte s’empara de tous ses voisins, et ces événements faisaient le tour de toute la montagne de Judée ; quant à ceux qui en entendaient parler, ils les gardaient dans leur cœur, en disant :

—Que va donc devenir cet enfant ?

Car la main du Seigneur était avec lui.

Pendant ce temps, l'enfant grandissait et se fortifiait dans l'esprit, et il vivait dans le désert jusqu'au moment où il devait se révéler à Israël.


Commentaire de l'Évangile 

Chez les Israélites, le fait de donner un nom était réservé au père de l’enfant. C’était une manière de reconnaître la paternité du nouveau-né. C'est pourquoi c'était à Zacharie de donner un nom au bébé, même s'il lui était difficile de s'exprimer à ce moment-là, car il était devenu muet à cause de son incrédulité.

Les parents de saint Jean-Baptiste reconnaissaient que Dieu les avait bénis en leur envoyant un enfant alors qu’il semblait qu’ils n’avaient plus aucune raison d’espérer. La manière extraordinaire dont il était venu au monde leur rappelait que ce fils était un don du Seigneur. L’ange avait dit à Zacharie que ce fils apporterait beaucoup de bonheur non seulement à ses parents, mais aussi à une multitude de personnes : « Il sera pour toi une source de joie et d’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance » (Luc 1, 14). Saint Jean, cet enfant tant attendu, avait une mission envers tout le peuple : « Il ramènera beaucoup d’enfants d’Israël vers le Seigneur leur Dieu » (Luc 1,16).

Isabelle et Zacharie tiennent absolument à donner à l'enfant le nom que l'ange leur avait indiqué. Derrière cette attitude, on devine leur désir d'offrir cet enfant à Dieu. Ils ne veulent pas dominer sa vie, ni chercher à s'affirmer à travers leur rôle de parents. En effet, Zacharie renonce à lui donner son propre nom, alors que cela semblait la chose la plus logique aux yeux des autres. Cependant, pour Élisabeth et son mari, le plus important est que leur fils accomplisse la mission pour laquelle il est venu au monde.

Après que Zacharie eut écrit « Son nom est Jean », sa langue se délia et il se mit à louer Dieu. C'est la joie d'un père généreux, qui confie son fils entre les mains du Seigneur et se réjouit de la mission qui lui a été confiée.

Les parents de saint Jean-Baptiste constituent un merveilleux exemple pour tous les parents. Le Seigneur se réjouit que nous nous réjouissions du don que représentent nos enfants. En même temps, il nous invite à respecter et à aimer “ le nom ” qu’Il leur a donné : c’est-à-dire leur tempérament propre, leurs talents et, surtout, leur vocation. Les parents deviennent ainsi les promoteurs de la personnalité de leurs enfants et leur apportent un soutien précieux pour qu’ils embrassent la mission que le Seigneur leur a confiée.