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Au service de l'Église : l'histoire du père Paul à Marchamalo

18/09/2026

Padre Paul y su servicio a la iglesia en Marchamalo.

Tout au long du mois d'août, la paroisse de Marchamalo a bénéficié de la présence du Père Paul, prêtre nigérian qui achevait sa formation à la Faculté d'ecclésiastique de l'Université de Navarre grâce au soutien de la Fondation CARF. Son séjour a permis à cette communauté de constater directement les bienfaits de la formation de prêtres et de séminaristes venus du monde entier.

Tout au long du mois d'août, la paroisse de Marchamalo a eu la chance d'accueillir à son église le père Paul, un prêtre nigérian qui termine actuellement sa formation universitaire à la faculté ecclésiastique de l'université de Navarre, grâce notamment au soutien apporté par la Fondation CARF en faveur de la formation des prêtres et des séminaristes du monde entier.

Sa présence durant ces semaines a été bien plus qu'une simple aide ponctuelle à la paroisse. Le père Paul s'est parfaitement intégré à la vie quotidienne de la communauté, partageant avec les fidèles la célébration de l'Eucharistie, la prière, l'accompagnement pastoral, et aussi certains des moments plus délicats qui font partie intégrante de la vie de toute paroisse.

Alors que l'été touche à sa fin et qu'il est temps de se dire au revoir, à Marchamalo, on a tenu à le remercier de sa présence et, surtout, à lui faire savoir que son passage dans la paroisse a laissé une trace indélébile.

Formation des prêtres au service de la communauté

La Fondation CARF permet à de nombreux prêtres de élargir leur formation théologiques, humaines, spirituelles et pastorales dans des centres tels que Facultés ecclésiastiques de l'Université de Navarre, à Pampelune.

Nombre de ces prêtres sont originaires de pays et de diocèses aux ressources économiques limitées et, durant l'été, n'ont pas toujours la possibilité de retourner dans leur région d'origine. Cette situation leur permet également de collaborer temporairement dans des paroisses espagnoles tout en poursuivant leur formation.

Pour ces communautés, l'arrivée d'un prêtre étranger est aussi l'occasion de découvrir d'autres réalités au sein de l'Église. Durant l'été, alors que les prêtres doivent concilier leurs obligations paroissiales avec les camps, les pèlerinages, les voyages et autres activités pastorales, ces étudiants en théologie peuvent collaborer avec eux et se familiariser directement avec la vie d'autres communautés chrétiennes.

Et cet été, cette opportunité s'est présentée à Marchamalo grâce au père Paul.

L’expérience vécue en août nous permet de comprendre très concrètement le sens de la formation sacerdotale. Derrière les études, l’inscription à l’université ou l’aide financière, il y a toujours une personne et une vocation. Et derrière cette vocation, il y a aussi beaucoup d’autres personnes qui bénéficient des fruits de ce service.

À Marchamalo, ces fruits sont visibles depuis un mois entier.

Un mois passé à être un simple membre de notre paroisse

Tout au long du mois d'août, le père Paul s'est intégré tout naturellement à la vie quotidienne de la paroisse.

Messes, célébrations, prières, service auprès des fidèles et tous les offices propres à un prêtre ont rythmé ce mois durant lequel il est devenu l'un des nôtres.

En fait, l'une de ses dernières prestations avant de dire adieu a été d'officier lors de funérailles.

Et c’est peut-être aussi une bonne façon de résumer ce que l’on a pu observer ces dernières semaines : un prêtre exerçant son ministère avec affection, sérénité et un profond respect pour la liturgie et pour chacune des personnes qu’il sert.

Il a été particulièrement beau de voir comment le père Paul a su accompagner des moments délicats tels que le décès d'un être cher, faisant preuve de proximité avec les familles sans jamais perdre de vue la signification profondément chrétienne de la célébration et le soin apporté à chacun de ses rites.

Ce sont des petits détails qui peuvent passer inaperçus dans la vie quotidienne, mais ils révèlent quelque chose de bien plus important : l’importance d’avoir des prêtres bien formés et profondément engagés dans leur vocation.

Car le service d'un prêtre se déploie précisément dans ces moments du quotidien : dans la célébration de la messe, dans la prière partagée, dans la conversation, dans l'accompagnement d'une famille traversant une période douloureuse, ou dans l'écoute d'une personne qui a besoin d'être entendue.

C’est ce que Marchamalo a pu constater cet été.

Un rendez-vous quotidien à dix heures du matin

S'il y a un groupe qui regrettera particulièrement le père Paul, c'est bien celui qui se réunit chaque matin pour la prière des Laudes.

À dix heures du matin, un groupe composé principalement de personnes âgées se réunit chaque jour pour commencer sa journée en récitant ensemble la prière de l'Église.

Et durant tout ce mois d'août, le père Paul n'a pas manqué un seul jour.

La régularité de cette rencontre quotidienne a permis de tisser des liens particuliers entre le prêtre et ce groupe de paroissiens. Il ne s'agissait pas d'une activité extraordinaire ni d'un événement majeur. C'était simplement se réunir chaque matin pour prier.

Mais c'est précisément là, dans cette simplicité, que l'affection a grandi.

C’est peut-être pour cela qu’ils ont souhaité être les vedettes de ces adieux simples mais sincères.

Après sa dernière messe paroissiale, ils accompagnèrent le père Paul à l'ermitage Notre-Dame de la Solitude à Marchamalo. Là, sous la protection de la Vierge de la Solitude, ils prièrent ensemble le Saint Rosaire.

Puis vint quelque chose de beaucoup plus simple, mais tout aussi important : s'asseoir ensemble autour d'un café, accompagné de quelques pâtisseries typiques de Marchamalo, bavarder et exprimer sa gratitude.

Il n'en fallait pas beaucoup plus.
C'était la façon pour ce petit groupe de dire merci.
Merci de vous lever chaque matin pour être avec eux.
Merci d'avoir prié avec eux.
Merci d'avoir fêté ça.
Merci de vous être joint à nous.
Et surtout, merci d'être un prêtre parmi nous.

Servir l'Église, c'est aussi servir chacun de ses membres.

Un adieu qui se veut un « à bientôt »

La rencontre à l'ermitage et le moment passé ensuite autour d'un café ont également servi à formuler une demande au Père Paul qui est pratiquement devenue une obligation : qu'il retourne à Marchamalo.

Pâques, Noël ou toute autre période de vacances scolaires seront une bonne excuse pour revenir et donner un coup de main dans une paroisse qui, après ce mois-ci, considère déjà le père Paul comme un membre de la famille.

Car le souvenir qu'elle laisse ne provient pas des grands événements ni des célébrations extraordinaires. Il provient précisément du quotidien.

Être.
Prier.
Pour célébrer l'Eucharistie.
Pour accompagner des funérailles.
D'après nos échanges avec nos aînés.
Pour venir en aide à ceux qui en ont besoin.
Simplement pour servir de prêtre.

Et c’est précisément cette présence quotidienne qui a fait d’un prêtre venu du Nigéria une personne proche, le temps de quelques semaines, pour une communauté d’environ 6 000 habitants.

Quand la formation d'un prêtre devient service

L’expérience du père Paul à Marchamalo nous permet de constater de visu les fruits que peut produire la formation d’un prêtre.

La Fondation CARF œuvre à la formation académique, humaine et spirituelle des prêtres et séminaristes de nombreux pays. Nombre d'entre eux proviennent de diocèses aux ressources financières limitées et ont besoin d'aide pour accéder à ces études.

Mais l'histoire ne s'arrête pas à la salle de classe.

Après la formation vient le service. C'est la vie de chaque paroisse. Il y a les fidèles qui ont besoin d'un prêtre pour célébrer la messe avec eux, prier avec eux, les accompagner dans les moments de joie comme dans les moments de peine.

Au cours de ce mois d'août, Marchamalo a pu faire l'expérience directe de cette réalité.

Derrière chaque bourse, chaque frais de scolarité universitaire ou chaque allocation de logement, il y a une personne. Il y a une vocation. Il y a un prêtre qui célèbre la messe, entend les confessions, accompagne, enseigne, réconforte et transmet la foi où qu'il soit.

Durant ce mois, cette personne a été appelée Père Paul.

Leur présence à Marchamalo illustre comment l'aide destinée à la formation des prêtres peut aussi se traduire concrètement par un service rendu à la communauté. Une aide qui commence par la formation et qui, en fin de compte, bénéficie aux personnes.

L'Église est universelle.

Marchamalo est une ville d'environ 6 000 habitants. C'est une communauté où les prêtres continuent d'avoir une présence importante et nécessaire, et où le témoignage d'un homme venu du Nigéria pour consacrer sa vie au sacerdoce sert également de rappel d'une chose essentielle : l'Église est universelle.

Des pays, des cultures et des langues différents, mais une même foi.

La présence du père Paul cet été a permis à l'universalité de l'Église de devenir non seulement une idée, mais une expérience concrète.

Un prêtre nigérian a passé un mois dans une paroisse espagnole. Il a prié avec les paroissiens, célébré la messe avec eux, offert son soutien aux plus démunis et participé à la vie quotidienne de la communauté.

Et, dans le même temps, la communauté de Marchamalo a également pu accueillir et accompagner un prêtre, loin de son lieu d'origine, pendant qu'il termine sa formation.

C'est une rencontre simple, mais pleine de sens.

Le père Paul est venu nous aider pendant quelques semaines et il est reparti après nous avoir laissé quelque chose : son exemple, sa joie, sa disponibilité et sa manière de vivre le sacerdoce.

Un prêtre formé pour servir l'Église

L’histoire du père Paul à Marchamalo nous permet de comprendre de manière très concrète ce que signifie donner. le service à l'Église.

Pendant un mois, un prêtre espagnol en fin de formation a consacré son temps, ses connaissances et sa vocation au service d'une communauté. Il a célébré la messe, prié avec les fidèles, réconforté une famille endeuillée, animé la prière du matin des Laudes et s'est rendu disponible pour aider la paroisse.

Rien de tout cela n'est extraordinaire dans la vie d'un prêtre. Et c'est précisément pour cette raison que c'est si significatif.

Car la formation d'un prêtre ne se limite pas à l'acquisition de connaissances. La formation académique, humaine et spirituelle prépare le prêtre à mieux accomplir sa mission là où l'Église a besoin de lui. La Fondation CARF aide des prêtres et des séminaristes de nombreux pays à recevoir cette formation à Rome et à Pampelune, en mettant l'accent sur le service qu'ils exerceront ensuite dans leurs diocèses et leurs communautés.

Que signifie servir l'Église ?

Servir l'Église, c'est se mettre au service de Dieu et des personnes qui en font partie.

Pour un prêtre, ce service se manifeste dans de nombreuses dimensions de la vie quotidienne : célébrer les sacrements, accompagner les familles, écouter, enseigner, réconforter, prêcher, prier avec la communauté et être proche de ceux qui traversent des moments difficiles.

Par conséquent, une bonne formation sacerdotale doit englober différentes dimensions. La Fondation CARF soutient une formation holistique qui inclut la préparation académique et théologique, mais aussi les dimensions humaine et spirituelle. L’objectif est que ceux qui bénéficient de ce soutien puissent retourner dans leurs diocèses avec une base solide leur permettant de mieux exercer leur ministère et de servir leurs communautés.

Le séjour du père Paul à Marchamalo est un petit exemple de cette réalité.

Sa formation ne s'arrête pas aux portes de l'université de Navarre. Elle devient une expérience vécue lorsqu'il sert une paroisse. Elle devient prière lorsqu'il anime les Laudes avec un groupe de fidèles. Elle devient fraternité lorsqu'il accompagne une famille endeuillée. Et elle devient communion fraternelle lorsque, à la fin de son séjour, les paroissiens souhaitent l'accompagner à l'ermitage Notre-Dame de la Solitude pour y réciter le Rosaire ensemble.

C'est là que la formation prend tout son sens.

Formation pour mieux servir les communautés

La Fondation CARF œuvre pour permettre aux prêtres et séminaristes de différents pays d'accéder à des formations qu'ils ne pourraient souvent pas financer avec les ressources disponibles dans leurs diocèses. Les candidats sont envoyés par leurs évêques ou supérieurs religieux pour y poursuivre leurs études dans des établissements universitaires à Rome et à Pampelune.

À la faculté d'études ecclésiastiques de l'université de Navarre, où le père Paul poursuit actuellement ses études, des cours sont dispensés en théologie, en philosophie et en droit canonique, entre autres disciplines des sciences ecclésiastiques. Cette formation s'inscrit dans un processus plus vaste où le développement intellectuel se conjugue à la formation humaine et spirituelle.

La raison ultime de tous ces efforts réside dans le peuple.

Un prêtre bien formé peut alors mettre ce savoir au service de son diocèse. Il peut aider ses paroissiens à mieux comprendre la foi, les accompagner dans leur cheminement chrétien et répondre aux besoins de la communauté qui lui est confiée.

C'est pourquoi, Contribuer à la formation d'un prêtre est aussi une manière concrète de servir l'Église..

Le soutien des bienfaiteurs de la Fondation CARF permet à cette chaîne de se perpétuer : une personne contribue à la formation d'un prêtre ; ce prêtre retourne dans sa communauté ; et sa formation est mise au service de nombreuses autres personnes.

Ainsi, les bienfaits de l'aide apportée aujourd'hui peuvent aller bien au-delà de ce que nous avions imaginé au départ.

Au service de l'Église dans le monde

La mission de la Fondation CARF a précisément cette dimension universelle. Des prêtres et des séminaristes de nombreux pays reçoivent un soutien pour achever leur formation à Rome et à Pampelune et, par la suite, mettre cette formation au service des Églises locales auxquelles ils appartiennent.

Par conséquent, ce qui s'est passé cet été à Marchamalo a une signification qui dépasse le cadre de cette petite communauté.

Depuis plusieurs semaines, la paroisse peut constater concrètement les fruits d'un programme de formation à dimension internationale. Un prêtre nigérian partage la vie d'une communauté espagnole et exerce auprès de ses paroissiens le ministère auquel il est appelé à consacrer sa vie.

Le Nigeria et Marchamalo. Deux lieux différents, deux réalités distinctes, mais une seule et même Église.

L’Église a besoin de prêtres préparés à accompagner les fidèles là où ils vivent. Des prêtres capables de mettre leur savoir, leur temps et leur vie au service d’autrui. Des prêtres qui puissent proclamer l’Évangile, célébrer les sacrements et être proches des personnes en toutes circonstances. La formation est donc essentielle à ce service.

Et l’histoire du père Paul nous permet de donner un visage à une réalité qui peut sembler lointaine : Derrière chaque acte de soutien à la formation d'un prêtre se cache une vocation, et derrière cette vocation, de nombreuses personnes qui récolteront un jour les fruits de ce service..

À Marchamalo, ces fruits ont eu un aspect bien particulier cet été.

Merci à ceux qui rendent possible ce service à l'Église.

Au nom de la paroisse, nous tenons à remercier tout particulièrement notre curé, le père Miguel Torres, pour les efforts déployés afin de permettre au père Paul de se joindre à nous cet été.

Nous remercions également Don Julián, prêtre retraité qui continue de rendre un service fondamental à la paroisse de Marchamalo au quotidien et qui, ces dernières semaines, a accompagné le père Paul et partagé avec lui la vie et les besoins de notre communauté.

Notre gratitude s'étend nécessairement à la Fondation CARF et à ses bienfaiteurs.

Car grâce à leur aide, des prêtres et des séminaristes de différents pays peuvent accéder à une formation visant à les préparer à mieux servir l'Église et les personnes qui leur seront confiées.

Parfois, nous pouvons penser qu'aider à former un prêtre à des milliers de kilomètres de son pays est une chose dont nous ne verrons guère les fruits.

En août dernier, Marchamalo a pu vérifier exactement le contraire.

La formation se déploie dans les salles de classe, mais aussi dans les paroisses. Elle s'adresse aux familles, à ceux qui prient chaque matin, à ceux qui traversent une période difficile et à ceux qui ont besoin d'un prêtre pour célébrer la messe, les accompagner, les écouter et prier avec eux.

En définitive, la formation des prêtres est une manière de servir l'Église.



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