{"id":183239,"date":"2022-06-06T08:00:35","date_gmt":"2022-06-06T06:00:35","guid":{"rendered":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/pauline-jaricot\/"},"modified":"2025-06-04T18:29:53","modified_gmt":"2025-06-04T16:29:53","slug":"pauline-jaricot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/pauline-jaricot\/","title":{"rendered":"Pauline Jaricot b\u00e9atifi\u00e9e"},"content":{"rendered":"<div class=\"et_pb_section et_pb_section_249 et_section_regular\">\n<div class=\"et_pb_row et_pb_row_796\">\n<div class=\"et_pb_column et_pb_column_1_5 et_pb_column_2327  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et_pb_column_empty\">\u00a0<\/div>\n<div class=\"et_pb_column et_pb_column_3_5 et_pb_column_2328  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough\">\n<h2 class=\"et_pb_module et_pb_text et_pb_text_869 post-excerpt  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light\"><span style=\"color: revert; font-size: revert; font-weight: revert;\">\u0152uvre pour la propagation de la foi<\/span><\/h2>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"et_pb_row et_pb_row_797\">\n<div class=\"et_pb_column et_pb_column_3_5 et_pb_column_2331  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough\">\n<div class=\"et_pb_module et_pb_text et_pb_text_870  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light\">\n<div class=\"et_pb_text_inner\">\n<p>Le 22 mai, elle a \u00e9t\u00e9 b\u00e9atifi\u00e9e dans sa ville natale de Lyon. <a href=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/pauline-jaricot\/\" edit=\"true\">Pauline Jaricot<\/a> (1799-1862). Fondatrice de l'\u0152uvre de la propagation de la foi, anc\u00eatre des \u0152uvres pontificales missionnaires, et du Rosaire vivant, d\u00e9votion mariale bas\u00e9e sur la contemplation des myst\u00e8res.<\/p>\n<p>La\u00efque fran\u00e7aise, elle a v\u00e9cu une \u00e9poque de changements, de l'Empire napol\u00e9onien \u00e0 la premi\u00e8re r\u00e9volution industrielle, et a pris pleinement conscience de la dimension sociale du christianisme dans une ville li\u00e9e \u00e0 l'industrie de la soie.<\/p>\n<h3>La conversion de Pauline Jaricot<\/h3>\n<p>Pauline \u00e9tait la fille d'Antoine Jaricot, un important entrepreneur textile, qui a cr\u00e9\u00e9 sa propre entreprise avec l'aide de son employeur. <strong>Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e en tant que chr\u00e9tienne par sa m\u00e8re Jeanne Lattier et a v\u00e9cu une enfance heureuse dans une famille de sept fr\u00e8res et s\u0153urs.<\/strong>. Belle et coquette, amie des r\u00e9unions mondaines et des f\u00eates, elle a le plaisir de faire partie en 1814 de l'entourage de 50 jeunes Lyonnaises accompagnant la duchesse d'Angoul\u00eame, fille de Louis XVIII, qui visite la ville quelques mois apr\u00e8s la chute de Napol\u00e9on. \u00c0 l'\u00e9poque, comme elle l'a admis plus tard, elle se croyait \"digne de l'admiration universelle et marchait la t\u00eate haute avec la fiert\u00e9 d'un paon\".<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient <strong>les ann\u00e9es de la Restauration, lorsque la bourgeoisie fran\u00e7aise, ainsi que les survivants de la vieille noblesse, ont voulu laisser derri\u00e8re eux le souvenir des temps r\u00e9volutionnaires.<\/strong>Mais cette \u00e9poque avait laiss\u00e9 une marque presque ind\u00e9l\u00e9bile sur la France. L'alliance entre le tr\u00f4ne et l'autel, officiellement \u00e9tablie, \u00e9tait artificielle, car le c\u0153ur et l'esprit du peuple fran\u00e7ais n'\u00e9taient pas encore intacts. <strong>les mentalit\u00e9s s'\u00e9taient \u00e9loign\u00e9es du christianisme<\/strong>. Une patine religieuse persiste, bien que dans la haute soci\u00e9t\u00e9 lyonnaise, ce qui compte vraiment, c'est la sant\u00e9, la fortune et la r\u00e9putation.<\/p>\n<p>Pauline Jaricot \u00e9tait une fille qui avait de la classe. Avec ses robes de soie et ses chaussures serties de rubis, elle attirait l'attention de tous lorsqu'elle se rendait au <a href=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/santa-misa\/\">Masse<\/a> Dimanche \u00e0 l'\u00e9glise de Saint Nizier. Sur <strong>Un dimanche de car\u00eame en 1816, le vicaire paroissial Jean Wendel W\u00fcrtz a pr\u00each\u00e9<\/strong>. Ses paroles \u00e9taient un cri d'alarme contre la vanit\u00e9 et ses fausses illusions, et l'empressement des gens \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer l'apparence \u00e0 l'\u00eatre. <strong>Pauline a senti qu'elle pouvait s'identifier \u00e0 lui, et apr\u00e8s la messe, elle s'est rendue \u00e0 la sacristie pour demander \u00e0 W\u00fcrtz de l'aider \u00e0 changer sa vie.<\/strong> et devenir son directeur spirituel.<\/p>\n<h2>D\u00e9fenseur des travailleurs de la soie<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re d\u00e9cision de la jeune femme a \u00e9t\u00e9 de modifier radicalement sa tenue. L<strong>porterait une robe violette, comme celle que portaient les ouvriers du textile.<\/strong>un bonnet blanc et des sabots. Mais <strong>Ses aspirations n'\u00e9taient pas de rejoindre un ordre religieux, mais de servir les autres, et en particulier d'am\u00e9liorer les conditions de vie des ouvriers de la soie.<\/strong>Jusqu'alors, je n'avais gu\u00e8re eu d'yeux pour eux.<\/p>\n<p>La d\u00e9cision de Pauline Jaricot n'\u00e9tait pas fond\u00e9e sur un \u00e9lan sentimental. <strong>Elle \u00e9tait une femme de projets soutenue par une vie de pri\u00e8re. La pi\u00e9t\u00e9 et la charit\u00e9 formaient un tout en elle.<\/strong>. Il \u00e9tait conscient que les hommes, les femmes et les enfants de l'industrie de la soie \u00e9taient soumis \u00e0 des conditions de travail difficiles, travaillant souvent des journ\u00e9es de 15 \u00e0 18 heures, o\u00f9 ils \u00e9taient pay\u00e9s \u00e0 la pi\u00e8ce, dans une application m\u00e9canique de la loi de l'offre et de la demande.<\/p>\n<p><strong>Il avait vu de pr\u00e8s l'esclavage d'un travail sans repos, qui pi\u00e9tinait la dignit\u00e9 des gens et les \u00e9loignait \u00e0 la fois de leur famille et de leur foi.<\/strong> Il y avait une prolif\u00e9ration d'enfants sans parents, de malades et de personnes \u00e2g\u00e9es laiss\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames. Il n'est pas surprenant qu'en 1831 et 1835, il y ait eu de violentes insurrections des tisseurs de soie \u00e0 Lyon, qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9cras\u00e9es par l'arm\u00e9e. Dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, \u00e0 seulement 200 m\u00e8tres de la maison de Pauline, vivait Pierre Joseph Proudhon, le socialiste qui proclamait que la propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait un vol et qu'il \u00e9tait temps de remplacer la religion par la justice.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"et_pb_row et_pb_row_799\">\n<h3 class=\"et_pb_column et_pb_column_1_5 et_pb_column_2336  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et_pb_column_empty\"><span style=\"color: revert; font-size: revert; font-weight: revert;\">La banque universelle pour les pauvres<\/span><\/h3>\n<div class=\"et_pb_column et_pb_column_3_5 et_pb_column_2337  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough\">\n<div class=\"et_pb_module et_pb_text et_pb_text_872  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light\">\n<div class=\"et_pb_text_inner\">\n<p>\u00c0 un moment donn\u00e9 <strong>Pauline Jaricot a imagin\u00e9 une \"banque universelle pour les pauvres\", qui impliquerait la possibilit\u00e9 de pr\u00eats gratuits pour permettre aux travailleurs de mener une vie digne.<\/strong>. Le banquier Gustave Perre et son associ\u00e9, qui montraient des signes ext\u00e9rieurs de pi\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne, ont apport\u00e9 de l'argent, mais dans leur z\u00e8le sp\u00e9culatif pour des profits rapides. <strong>a entra\u00een\u00e9 Pauline dans l'achat de hauts fourneaux qui l'ont endett\u00e9e pour le reste de sa vie.<\/strong>et d'\u00eatre poursuivie en justice par ses cr\u00e9anciers.<\/p>\n<p><\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"245\" class=\"wp-image-183761\" src=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Pauline-Jaricot-expertos-carf-1.jpg\" alt=\"Pauline-Jaricot-carf\" \/><\/figure>\n<p><\/p>\n<p>Pauline Jaricot, (Lyon, 22 juillet 1799-Lyon, 9 janvier 1862).\u00a0<\/p>\n<p>Non seulement il a perdu les biens de sa famille, mais sa r\u00e9putation a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ruin\u00e9e. <strong>La d\u00e9ception n'a pas pris racine dans la vie de Pauline car son espoir en Christ \u00e9tait beaucoup plus fort.<\/strong>. Ce furent alors ses mots :<\/p>\n<p><em>\"Je veux croire que tout n'est pas perdu, m\u00eame si je n'ai plus de ressources humaines, m\u00eame si les dangers s'obstinent \u00e0 m'assaillir et que les reproches fusent de toutes parts. Seigneur, si tu es avec moi, je n'ai rien perdu\".<\/em><\/p>\n<p>R\u00e9chauffer l'\u00e2me par les flammes de l'espoir et de la foi. <strong>C'est ce dont Pauline Jaricot a parl\u00e9 un jour avec le cur\u00e9 d'Ars. Elle se sentait faible, mais n'avait aucune crainte car son espoir \u00e9tait en Christ.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Avec la collaboration de : <strong>Antonio R. Rubio Plo<\/strong>Dipl\u00f4m\u00e9e en histoire et en droit.  R\u00e9dactrice et analyste internationale @blogculturayfe \/ @arubioplo<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9fenseur des ouvriers de la soie et fondatrice de l'\u0152uvre de la Propagation de la Foi, anc\u00eatre des \u0152uvres Pontificales Missionnaires, elle a \u00e9t\u00e9 b\u00e9atifi\u00e9e le 22 mai.<\/p>","protected":false},"author":5,"featured_media":183763,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"give_campaign_id":0,"footnotes":""},"categories":[109],"tags":[],"class_list":["post-183239","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-historias"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183239","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=183239"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183239\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":216350,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183239\/revisions\/216350"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/183763"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=183239"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=183239"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=183239"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}