{"id":183203,"date":"2022-04-11T07:00:37","date_gmt":"2022-04-11T05:00:37","guid":{"rendered":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/el-sentido-del-sufrimiento-en-dios\/"},"modified":"2025-04-11T13:55:09","modified_gmt":"2025-04-11T11:55:09","slug":"el-sentido-del-sufrimiento-en-dios","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/el-sentido-del-sufrimiento-en-dios\/","title":{"rendered":"Le sens de la souffrance en Dieu"},"content":{"rendered":"
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Ce <\/span>est ce que nous, chr\u00e9tiens, revivons pendant la semaine sainte.<\/strong>. Dans une interview du Pape \u00e9m\u00e9rite Beno\u00eet XVI, publi\u00e9e dans le <\/span>\"Osservatore Romano<\/em>Le sens de la souffrance en Dieu est mis en \u00e9vidence.<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n
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Dieu qui souffre<\/h2>\n

L'homme moderne ne semble pas avoir besoin de se justifier devant les autres. Dieu<\/a>Parfois, il ose m\u00eame demander \u00e0 Dieu de se justifier face aux maux du monde. L'homme a perdu la sensibilit\u00e9 \u00e0 ses propres p\u00e9ch\u00e9s, se croit juste et ne ressent aucun besoin de salut.<\/strong> Ou du moins, il a le sentiment que Dieu ne peut pas laisser la majeure partie de l'humanit\u00e9 se perdre.<\/p>\n

Mais d'autre part, on ressent le besoin de la mis\u00e9ricorde et de la douceur de Dieu.<\/strong> Faustine Kowalska en a fait l'exp\u00e9rience, de m\u00eame que Jean-Paul II, qui affirme que la mis\u00e9ricorde est la seule chose v\u00e9ritablement efficace contre le mal. Dans la duret\u00e9 d'un monde technicis\u00e9 dans lequel les sentiments ne comptent plus pour rien\", dit-il.<\/em>note le pape Ratzinger, mais elle augmente l'attente d'un amour salvateur qui est donn\u00e9 gratuitement\".<\/em>.<\/p>\n

C'est dans ce cadre que se pose la relation entre Dieu le P\u00e8re et son Fils. Il n'est pas utile d'insister sur la justice dans un sens absolu ou cruel, avec l'argument selon lequel le Fils ob\u00e9it au P\u00e8re et, en ob\u00e9issant, accepte les exigences cruelles de la justice.<\/p>\n

Beno\u00eet XVI explique : \"Lorsque le Fils au Jardin des Oliviers lutte contre la volont\u00e9 du P\u00e8re, il ne s'agit pas d'accepter une disposition cruelle de Dieu, mais d'entra\u00eener l'humanit\u00e9 dans la volont\u00e9 de Dieu\".<\/em> . Sur la relation entre les deux volont\u00e9s du P\u00e8re et du Fils, voir le livre de J. Ratzinger, J\u00e9sus de Nazareth, vol. 1, notamment le chapitre 6.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n

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\"Fundaci\u00f3n<\/span><\/p>\n<\/div>\n

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Christ en croix, \u0153uvre attribu\u00e9e \u00e0 V\u00e9lasquez - 1631. Conserv\u00e9e au mus\u00e9e du Prado.<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n
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Le sens de la souffrance de la Croix<\/h3>\n

Mais alors, le pape \u00e9m\u00e9rite s'interroge, quel est le but de la croix ?<\/strong><\/p>\n

Et il r\u00e9pond de la mani\u00e8re suivante : prenons conscience de la quantit\u00e9 sale et \u00e9norme de mal, de violence et de mensonges, de haine, de cruaut\u00e9 et d'arrogance qui inondent le monde entier. La tradition de l'Ancien Testament esp\u00e9rait un amour infini capable de surmonter le mal et la souffrance du monde. Le Christ nous apporte, surtout dans sa souffrance, cet amour et cette victoire.<\/strong>. La question se pose de savoir si et dans quel sens cela implique une souffrance en Dieu le P\u00e8re.<\/p>\n

Dans son argumentation, Beno\u00eet XV<\/a>Je reproduis un texte d'Henri De Lubac. Il pr\u00e9sente d'abord l'amour du Christ qui le conduit \u00e0 souffrir pour nous : \"Le R\u00e9dempteur est entr\u00e9 dans le monde par compassion pour la race humaine. Il a pris sur lui nos souffrances bien avant d'\u00eatre crucifi\u00e9 ; en fait, avant m\u00eame de s'abaisser \u00e0 rev\u00eatir notre chair : s'il ne les avait pas exp\u00e9riment\u00e9es auparavant, il ne serait pas devenu une partie de notre vie humaine. Et quelle \u00e9tait cette souffrance qu'il a endur\u00e9e auparavant pour nous ? C'\u00e9tait la passion de l'amour\".<\/em>.<\/p>\n

M\u00eame si il ne s'agit pas seulement de la souffrance du Christ<\/strong>Le Fils de Dieu fait homme, que nous repr\u00e9sentons dans les figures du Car\u00eame et de la Semaine Sainte, mais De Lubac s'interroge : \"Mais le P\u00e8re lui-m\u00eame, le Dieu de l'univers, celui qui surabonde en longanimit\u00e9, en patience, en mis\u00e9ricorde et en compassion, ne souffre-t-il pas lui aussi en un certain sens ?\"<\/em>.<\/p>\n

Il cite ici un passage biblique : \"Le Seigneur ton Dieu a rev\u00eatu tes v\u00eatements comme celui qui porte son enfant\".<\/em> (Deut. 1:31). \"Dieu<\/em> -De Lubac commente. Il prend sur lui nos v\u00eatements comme le Fils de Dieu prend sur lui nos souffrances. Le P\u00e8re lui-m\u00eame n'est pas sans passions ! Si on fait appel \u00e0 Lui, alors Il conna\u00eet la mis\u00e9ricorde et la compassion. Il ressent une souffrance d'amour\".<\/em>.<\/p>\n

C'est alors que Beno\u00eet XVI intervient, \u00e9voquant des d\u00e9votions de son pays natal et des images de l'art chr\u00e9tien.<\/p>\n

\"Dans certaines r\u00e9gions d'Allemagne, il y avait une d\u00e9votion tr\u00e8s \u00e9mouvante au Not Gottes ('le d\u00e9nuement de Dieu'). Pour moi, elle \u00e9voque une image impressionnante qui repr\u00e9sente le P\u00e8re souffrant, qui, en tant que P\u00e8re, participe int\u00e9rieurement aux souffrances du Fils. Et l'image du \"tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce\" fait \u00e9galement partie de cette d\u00e9votion : le Le P\u00e8re tient la croix et le crucifi\u00e9, se penche avec amour sur lui et, d'autre part, est pour ainsi dire avec lui sur la croix. Ainsi, de mani\u00e8re grande et pure, nous pouvons voir ce que signifient la mis\u00e9ricorde de Dieu et la participation de Dieu \u00e0 la souffrance de l'homme\".<\/strong><\/em>.<\/p>\n

Seul l'amour vainc le mal<\/h3>\n

Alors d\u00e9duisez : \"Il ne s'agit pas d'une justice cruelle, ni du fanatisme du P\u00e8re, mais de la v\u00e9rit\u00e9 et de la r\u00e9alit\u00e9 de la cr\u00e9ation : du v\u00e9ritable et intime d\u00e9passement du mal qui, en derni\u00e8re analyse, ne peut \u00eatre atteint que dans la souffrance de l'amour\".<\/em>.<\/p>\n

En effet, du tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce, qui est la Croix de J\u00e9sus, l'amour de Dieu descend, purifiant le mal que l'homme a d\u00e9vers\u00e9 sur le monde au cours des si\u00e8cles. Cet amour que le P\u00e8re, avec le Fils, a manifest\u00e9 par la souffrance de la croix et qui jaillit dans la mis\u00e9ricorde.<\/strong><\/p>\n

En cette ann\u00e9e de la mis\u00e9ricorde, le pape Fran\u00e7ois a d\u00e9j\u00e0 expliqu\u00e9 le sens de la semaine sainte.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n

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\"Si Dieu nous a montr\u00e9 son amour supr\u00eame dans la mort de J\u00e9sus, alors nous aussi, r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l'Esprit Saint, nous pouvons et devons nous aimer les uns les autres\".
Pape Fran\u00e7ois<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n

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Semaine de P\u00e2ques<\/h3>\n

Le Jeudi saint, J\u00e9sus institue la <\/strong><\/p>\n

comme un amour qui anticipe la Croix et se fait service, surtout pour les plus faibles.<\/p>\n

\"Le Vendredi saint est le point culminant de l'amour<\/strong>. La mort de J\u00e9sus, qui sur la croix s'abandonne au P\u00e8re pour offrir le salut au monde entier, exprime l'amour donn\u00e9 jusqu'au bout, sans fin. Un amour qui cherche \u00e0 embrasser tout le monde, sans exclure personne. Un amour qui s'\u00e9tend \u00e0 tous les temps et \u00e0 tous les lieux : une source in\u00e9puisable de salut \u00e0 laquelle chacun de nous, p\u00e9cheurs, peut venir\".<\/em> (Audience g\u00e9n\u00e9rale, 23-III-206).<\/p>\n

Tel est l'amour de Dieu le P\u00e8re, du Fils et du Saint-Esprit qui sera donn\u00e9 \u00e0 la Pentec\u00f4te \u00e0 l'action de la gr\u00e2ce dans le monde.<\/p>\n

conclut Francisco : \"Si Dieu nous a montr\u00e9 son amour supr\u00eame dans la mort de J\u00e9sus, alors nous aussi, r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l'Esprit Saint, nous pouvons et devons nous aimer les uns les autres\".<\/em>. Ensuite, Le samedi saint est le jour du silence de Dieu.<\/strong>en attendant l'amour pour les abandonn\u00e9s.<\/p>\n

En somme, et c'est ce que nous c\u00e9l\u00e9brons \u00e0 P\u00e2ques,\u00a0\"tout est un grand myst\u00e8re d'amour et de mis\u00e9ricorde\".<\/em> qui vient \u00e0 notre rencontre pour nous conduire \u00e0 la R\u00e9surrection. Un amour et une mis\u00e9ricorde qui peuvent nous changer, \u00e0 condition que nous l'acceptions, tant dans la confession de nos p\u00e9ch\u00e9s que dans l'exercice des \u0153uvres de mis\u00e9ricorde.<\/strong>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n


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M. Ramiro Pellitero Iglesias<\/strong>Professeur de th\u00e9ologie pastorale, Facult\u00e9 de th\u00e9ologie, Universit\u00e9 de Navarre.<\/p>\n\n\n\n

Publi\u00e9 dans \"\u00c9glise et nouvelle \u00e9vang\u00e9lisation<\/a>\"<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

Face \u00e0 la violence brutale des guerres de ce monde, il y aura des gens qui demanderont o\u00f9 est Dieu. Et nous, les chr\u00e9tiens, nous disons : Dieu est ici, il souffre avec nous et avec tous ceux qui souffrent, maintenant et jusqu'\u00e0 la fin du monde.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":183728,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"give_campaign_id":0,"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-183203","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183203","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=183203"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183203\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":215069,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/183203\/revisions\/215069"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/183728"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=183203"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=183203"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=183203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}