Moli\u00e8re<\/a> \u00e0 l'occasion du 400e anniversaire de la naissance du grand com\u00e9dien, le 15 janvier 1622.<\/p>\nC'est un nom fondamental du th\u00e9\u00e2tre universel, un acteur et un auteur qui est mort au milieu d'une repr\u00e9sentation de L'homme malade imaginaire. Moli\u00e8re est \u00e0 jamais associ\u00e9 \u00e0 la vivacit\u00e9 et \u00e0 la joie d'une troupe de com\u00e9die, errante par nature jusqu'\u00e0 ce qu'un puissant personnage daigne la parrainer ou la prendre \u00e0 son service, comme cela est arriv\u00e9 \u00e0 notre auteur avec Louis XIV.<\/p>\n
Mais le passage du temps peut avoir fait de Moli\u00e8re un st\u00e9r\u00e9otype plus qu'une personne r\u00e9elle.<\/strong>Il a parfois \u00e9t\u00e9 d\u00e9peint comme \u00e9tant oppos\u00e9 aux pouvoirs \u00e9tablis, en particulier l'\u00c9glise, qui aurait interdit l'enterrement des com\u00e9diens sur un sol sacr\u00e9.<\/p>\nAucun document ne confirme cette affirmation, et dans le cas de Moli\u00e8re, ce n'\u00e9tait pas vrai non plus. N\u00e9anmoins, le recours facile est de consid\u00e9rer l'auteur de Tartuffe comme un anticl\u00e9rical et un libertin<\/strong>. En r\u00e9alit\u00e9, Moli\u00e8re ne faisait que critiquer dans cette pi\u00e8ce l'hypocrisie des fausses d\u00e9votions<\/strong>.<\/p>\nCependant, il y a toujours des risques \u00e0 essayer de distinguer les d\u00e9votions vraies des fausses : de nombreux non-croyants ne sont souvent pas int\u00e9ress\u00e9s par une telle distinction, car elle les oblige \u00e0 nuancer leurs jugements, et certains croyants sont trop m\u00e9fiants et s'obstinent \u00e0 penser que leur compr\u00e9hension de la foi est la seule acceptable. En r\u00e9alit\u00e9, aucune des deux positions ne poss\u00e8de le sens de l'humour incarn\u00e9 par la vie et l'\u0153uvre de Moli\u00e8re.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n