Eucharistie<\/a>Il convient de rappeler que le repas de la P\u00e2que juive avait d\u00e9j\u00e0 un fort caract\u00e8re familial, sacr\u00e9 et festif. Il combinait deux aspects importants. Un aspect sacrificiel, puisque l'agneau offert \u00e0 Dieu et sacrifi\u00e9 sur l'autel \u00e9tait mang\u00e9. Et un aspect de la communion, la communion avec Dieu et avec les autres, qui se manifeste dans le partage et la consommation du pain et du vin, apr\u00e8s leur b\u00e9n\u00e9diction, en signe de joie et de paix, d'action de gr\u00e2ce et de renouvellement de l'alliance (cf. La f\u00eate de la foi, p. 72-74).<\/p>\n\n\n\nLa Messe reprend l'essence de tout cela et le surmonte comme un la \"mise \u00e0 jour\" sacramentelle<\/strong> (c'est-\u00e0-dire au moyen de signes qui manifestent une v\u00e9ritable action divine, \u00e0 laquelle nous collaborons). de la mort et de la r\u00e9surrection du Seigneur pour notre salut.<\/strong><\/p>\n\n\n\nNous y prions pour tous, les vivants, les bien portants et les malades, et aussi pour les morts. Et nous offrons nos travaux, nos peines et nos joies pour le bien de tous.<\/p>\n\n\n\n
Notre foi nous assure que Dieu gouverne l'histoire et que nous sommes entre ses mains, sans nous \u00e9pargner l'effort de l'am\u00e9liorer, de trouver des solutions aux probl\u00e8mes et aux maladies, de faire du monde un endroit meilleur. Et donc la messe est l'expression centrale du sens chr\u00e9tien de la vie.<\/strong><\/p>\n\n\n\nNotre foi nous donne aussi le sentiment que la mort est un passage d\u00e9finitif vers la vie \u00e9ternelle avec Dieu et les saints. Nous pleurons naturellement ceux que nous perdons de vue sur terre. Mais nous ne les pleurons pas avec d\u00e9sespoir, comme si cette perte \u00e9tait irr\u00e9parable ou d\u00e9finitive, car nous savons qu'elle ne l'est pas. Nous avons la foi que, s'ils ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8les, ils sont mieux lotis que nous. Et nous esp\u00e9rons un jour \u00eatre r\u00e9unis avec eux pour c\u00e9l\u00e9brer, d\u00e9sormais sans limite, nos retrouvailles.<\/p>\n\n\n\n
De la pri\u00e8re et de la messe \u00e0 la mission<\/strong><\/p>\n\n\n\nReprenons la ligne de Ratzinger. La pri\u00e8re est un acte d'affirmation de l'\u00eatre, en union avec le \"Oui\" du Christ \u00e0 sa propre existence, \u00e0 celle du monde, \u00e0 la n\u00f4tre. C'est un acte qui nous permet et nous purifie pour participer \u00e0 la mission du Christ.<\/p>\n\n\n\n
Dans cette identification au Seigneur - \u00e0 son \u00eatre et \u00e0 sa mission - qu'est la pri\u00e8re, le chr\u00e9tien trouve son identit\u00e9, ins\u00e9r\u00e9e dans son \u00eatre l'\u00c9glise, la famille de Dieu. Et, pour illustrer cette r\u00e9alit\u00e9 profonde de la pri\u00e8re, Ratzinger souligne :<\/p>\n\n\n\n
\"Partant de cette id\u00e9e, la th\u00e9ologie du Moyen \u00c2ge a \u00e9tabli comme objectif de la pri\u00e8re, et du bouleversement de l'\u00eatre qui s'y op\u00e8re, que l'homme se transforme en 'anima ecclesiastica', en 'anima ecclesiastica', en 'anima ecclesiastica'. incarnation personnelle de l'\u00c9glise.<\/strong> C'est \u00e0 la fois l'identit\u00e9 et la purification, donner et recevoir dans les profondeurs de l'\u00c9glise. Dans ce mouvement, la langue de la m\u00e8re devient la n\u00f4tre, nous apprenons \u00e0 parler en elle et \u00e0 travers elle, de sorte que ses mots deviennent nos mots : le don de la parole de ce dialogue mill\u00e9naire d'amour avec celui qui voulait devenir une seule chair avec elle, devient le don de la parole, par lequel je me donne vraiment et de cette fa\u00e7on je suis rendu par Dieu \u00e0 tous les autres, donn\u00e9 et libre\" (Ibid., 38-39).<\/p>\n\n\n\nPar cons\u00e9quent, conclut Ratzinger, si nous nous demandons comment nous apprenons \u00e0 prier, nous devrions r\u00e9pondre : nous apprenons \u00e0 prier en priant \"avec\" les autres et avec la m\u00e8re.<\/strong><\/p>\n\n\n\nIl en est toujours ainsi, en effet, et nous pouvons conclure pour notre part. La pri\u00e8re du chr\u00e9tien, une pri\u00e8re toujours unie au Christ (m\u00eame si nous ne nous en rendons pas compte) est une pri\u00e8re dans le \"corps\" de l'\u00c9glise<\/strong>m\u00eame si l'on est physiquement seul et que l'on prie individuellement. Leur pri\u00e8re est toujours eccl\u00e9siale, bien que cela se manifeste et se r\u00e9alise parfois de mani\u00e8re publique, officielle et m\u00eame solennelle.<\/p>\n\n\n\nLa pri\u00e8re chr\u00e9tienne, toujours personnelle, a diverses formes :<\/strong> de la participation ext\u00e9rieure \u00e0 la pri\u00e8re de l'\u00c9glise lors de la c\u00e9l\u00e9bration des sacrements (notamment la messe)<\/strong>, m\u00eame la pri\u00e8re liturgique des heures. Et, de mani\u00e8re plus \u00e9l\u00e9mentaire et accessible \u00e0 tous, la pri\u00e8re \u201cpriv\u00e9e\u201d du chr\u00e9tien - mentale ou vocale - devant un tabernacle, devant un crucifix ou simplement \u00e9gren\u00e9e au milieu des activit\u00e9s ordinaires, dans la rue ou dans le bus, au travail ou dans la vie familiale, sociale et culturelle.<\/p>\n\n\n\nAussi pi\u00e9t\u00e9 populaire<\/strong> des processions et des p\u00e8lerinages peuvent et doivent \u00eatre un moyen et une expression de la pri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\nPar la pri\u00e8re, nous arrivons \u00e0 la contemplation et \u00e0 la louange de Dieu et de son \u0153uvre, que nous souhaitons voir rester en nous, afin que la n\u00f4tre soit fructueuse.<\/p>\n\n\n\n
Pour que l'Eucharistie fasse partie de notre vie, la pri\u00e8re est n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n
La pri\u00e8re - qui comporte toujours une composante d'adoration - pr\u00e9c\u00e8de, accompagne et suit la messe. La pri\u00e8re chr\u00e9tienne est un signe et un instrument de comment la messe \"entre\" dans la vie et transforme la vie en une c\u00e9l\u00e9bration, une f\u00eate. <\/strong><\/p>\n\n\n\nDe l\u00e0, nous pouvons enfin comprendre comment notre pri\u00e8re, toujours unie \u00e0 la pri\u00e8re du Christ, n'est pas seulement une pri\u00e8re \"dans\" l'\u00c9glise, mais nous pr\u00e9pare et nous fortifie pour participer \u00e0 la mission de l'\u00c9glise.<\/strong><\/p>\n\n\n\nLa vie chr\u00e9tienne, convertie en une \"vie de pri\u00e8re\" et transform\u00e9e par la messe, se traduit en le service aux besoins mat\u00e9riels et spirituels des autres.<\/strong> Et comme nous vivons et grandissons en tant qu'enfants de Dieu dans l'\u00c9glise, nous participons \u00e0 son \u00e9dification et \u00e0 sa mission, gr\u00e2ce \u00e0 la pri\u00e8re et \u00e0 l'Eucharistie. Il ne s'agit pas de simples th\u00e9ories ou imaginations comme certains pourraient le penser, mais de r\u00e9alit\u00e9s rendues possibles par l'action du Saint-Esprit.<\/p>\n\n\n\nComme le dit le Cat\u00e9chisme de l'\u00c9glise catholique : l'Esprit Saint \"pr\u00e9pare l'\u00c9glise \u00e0 la rencontre avec son Seigneur ; il rappelle et manifeste le Christ \u00e0 la foi de l'assembl\u00e9e ; il rend pr\u00e9sent et actualise le myst\u00e8re du Christ par sa puissance transformatrice ; enfin, il rend pr\u00e9sent et actualise le myst\u00e8re du Christ par sa puissance transformatrice, l'Esprit de communion unit l'\u00c9glise \u00e0 la vie et \u00e0 la mission du Christ\".<\/strong><\/p>\n\n\n\n