{"id":182972,"date":"2024-09-05T06:00:00","date_gmt":"2024-09-05T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/la-buena-literatura-italiana\/"},"modified":"2025-02-26T16:20:54","modified_gmt":"2025-02-26T15:20:54","slug":"la-buena-literatura-italiana-en-cinco-libros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/la-buena-literatura-italiana-en-cinco-libros\/","title":{"rendered":"La bonne litt\u00e9rature italienne en 5 livres"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">\"Rien n'est plus m\u00e9taphysique que la v\u00e9rit\u00e9. Et la v\u00e9rit\u00e9 est simple\".<\/h2>\n\n\n\n<p>En parlant de litt\u00e9rature, cette citation est tir\u00e9e de <a href=\"https:\/\/www.amazon.es\/Cinco-cl%C3%A1sicos-italianos-Mariano-Fern%C3%A1ndez-ebook\/dp\/B08HFQVXS2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cinq classiques italiens<\/a> (Ed. Rialp), le dernier livre du pr\u00eatre et historien Mariano Fazio, et je le trouve tr\u00e8s appropri\u00e9 pour d\u00e9couvrir la valeur de la bonne litt\u00e9rature. C'est une litt\u00e9rature qui contient beaucoup de v\u00e9rit\u00e9. Elle pourrait \u00eatre qualifi\u00e9e de \"m\u00e9taphysique\", car elle d\u00e9passe ses composantes historiques ou sociologiques et peut faire beaucoup de bien en raison de sa simplicit\u00e9 et de sa possibilit\u00e9 d'atteindre le c\u0153ur de l'\u00eatre humain pour montrer que ce c\u0153ur contient quelque chose de tr\u00e8s grand : le <a href=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/expertos\/amaras-al-projimo-como-a-ti-mismo\/\">capacit\u00e9 d'aimer<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>C'est la seule chose dont nous devrions nous pr\u00e9occuper, pas un brillant curriculum vitae, pas nos prouesses au travail ou dans les loisirs qui pr\u00e9tendent nous rendre autosuffisants et dignes d'une admiration enfantine, et certainement pas notre \u00e9rudition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au cr\u00e9puscule de la vie, vous serez examin\u00e9 de l'amour<\/strong>dit un classique castillan, Saint Jean de la Croix. M\u00eame les non-croyants peuvent voir que les gens examinent aussi d'autres personnes pour l'amour qu'ils ont mis dans les gens et les choses.<\/p>\n\n\n\n<p>Mariano Fazio initie le lecteur \u00e0 la bonne litt\u00e9rature italienne, qui a marqu\u00e9 ses lectures depuis son enfance et qu'il a red\u00e9couvert dans sa maturit\u00e9. Cinq auteurs et certains de leurs livres suffisent pour arriver \u00e0 la conclusion que <strong>la bonne litt\u00e9rature est une litt\u00e9rature qui aspire \u00e0 nous rendre meilleurs<\/strong>La mentalit\u00e9 dominante de nombreux \u00e9crivains des deux derniers si\u00e8cles a \u00e9t\u00e9 que le seul crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9 est l'exp\u00e9rience, bien qu'il y ait peu de choses moins objectives que l'exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/mons-mariano-fazio-fernandez-1.jpg\" alt=\"literatura italiana\" class=\"wp-image-28737\" title=\"mons-mariano-fazio-fern\u00e1ndez\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>L'\u00e9v\u00eaque Mariano Fazio est n\u00e9 \u00e0 Buenos Aires le 25 avril 1960. Il est titulaire d'une licence en histoire de l'Universit\u00e9 de Buenos Aires et d'un doctorat en philosophie de l'Universit\u00e9 de Buenos Aires. <a href=\"http:\/\/es.pusc.it\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Universit\u00e9 pontificale de la Sainte-Croix<\/a>. Il est l'auteur de plus de 20 ouvrages sur la soci\u00e9t\u00e9 moderne et les processus de s\u00e9cularisation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La Divine Com\u00e9die de Dante<\/h2>\n\n\n\n<p>Tout d'abord, l'auteur nous pr\u00e9sente ce livre, qui est un livre pour le voyage de la vie, qui nous pr\u00e9sente le po\u00e8te florentin au milieu de celui-ci et qui permet \u00e0 Fazio d'arriver \u00e0 une conclusion pertinente : nous devons accepter nos propres limites et nous ne pouvons pas r\u00e9soudre les probl\u00e8mes existentiels par nous-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>Dante lui-m\u00eame devra demander de l'aide, celle du po\u00e8te Virgile, expression de la raison droite et des vertus humaines qui aplanissent le chemin de la gr\u00e2ce, et celle de sa bien-aim\u00e9e B\u00e9atrice, qui le conduit vers la lumi\u00e8re du Paradis.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce travail se traduit notamment par le fait que<strong> L'homme fait tout par amour<\/strong>. L'amour est \u00e9quivalent au d\u00e9sir, mais la cons\u00e9quence n\u00e9gative est que, si cet amour est dirig\u00e9 exclusivement vers soi-m\u00eame et les choses mat\u00e9rielles, l'\u00eatre humain finit par \u00e9chouer parce qu'il n'a pas eu d'yeux pour l'amour de Dieu et des autres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les petits amis d'Alessandro Manzoni<\/h2>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me plus grande \u0153uvre de la litt\u00e9rature italienne et l'un des romans pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s du <a href=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/viaje-del-papa-francisco-al-congo-testimonios\/\">Pape Fran\u00e7ois<\/a>. Il raconte l'histoire de Renzo et Lucia, deux jeunes gens qui rencontrent toutes sortes d'obstacles \u00e0 leur mariage dans la Lombardie du XVIIe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Un noble, Don Rodrigo, d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 obtenir Lucia \u00e0 tout prix, n'\u00e9pargnera aucun moyen pour la faire sienne. Mais elle sera victorieuse non seulement en raison de sa simplicit\u00e9 et de son affection naturelle, mais aussi parce qu'elle a confiance en la Providence divine.<\/p>\n\n\n\n<p>Manzoni, en revanche, ne cache pas les d\u00e9fauts de son amant Renzo, m\u00eame si sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et sa capacit\u00e9 \u00e0 s'\u00e9mouvoir des malheurs d'autrui aideront le jeune homme \u00e0 m\u00fbrir. Le plus grand acte de maturit\u00e9 de Renzo est le pardon qu'il accorde \u00e0 Don Rodrigo alors que celui-ci est mourant, victime de la peste qui ravageait alors Milan.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce couple de fianc\u00e9s est le protagoniste d'une succession de personnages qui ont beaucoup \u00e0 nous apprendre. M\u00eame le mal peut aider les autres, comme le religieux Friar Cristobal, \u00e0 pratiquer la charit\u00e9 chr\u00e9tienne jusqu'\u00e0 l'h\u00e9ro\u00efsme. Les personnages de Manzoni pr\u00e9sentent les traits les plus divers, car ils sont toujours profond\u00e9ment humains. Il y a des saints comme le cardinal Federico Borromeo, des ti\u00e8des comme le cur\u00e9 Don Abundio, ou des m\u00e9chants, avec un soup\u00e7on de repentir, comme le chevalier Sin Nombre. Le bien triomphe dans Les Fianc\u00e9s parce que c'est un bien qui agit, et non une r\u00e9signation craintive. Le message est clair :<strong> celle de d\u00e9passer nos propres limites sans cesser de faire confiance \u00e0 la Providence.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pinocchio de Carlo Collodi<\/h2>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me \u0153uvre pr\u00e9sent\u00e9e, un c\u00e9l\u00e8bre conte pour enfants. Comme le disait le penseur lib\u00e9ral Benedetto Croce, Pinocchio est fait du bois de l'humanit\u00e9. Son auteur professe une id\u00e9ologie lib\u00e9rale et anticl\u00e9ricale, typique de l'\u00e9poque de l'unification italienne au XIXe si\u00e8cle, bien que le substrat de son \u0153uvre soit toujours chr\u00e9tien. Comme le disait Croce dans un article en 1942, dans un contexte d'inqui\u00e9tude face aux horreurs du nazisme, \"nous ne pouvons pas ne pas \u00eatre chr\u00e9tiens\". Malgr\u00e9 ses intentions, Pinocchio n'est pas un parangon de vertu.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne con\u00e7oit la libert\u00e9 que comme une libert\u00e9 de choix, et est continuellement tromp\u00e9 par des personnages tels que le Chat et le Renard. Il commet l'erreur de parler \u00e0 la tentation, mais l'amour de son p\u00e8re, Gepetto, et celui de la F\u00e9e le rach\u00e8teront. <\/p>\n\n\n\n<p>Deux cardinaux italiens, Albino Luciani, le futur Jean-Paul Ier, et Giacomo Biffi ont su, avec des nuances diff\u00e9rentes, trouver une dimension th\u00e9ologique \u00e0 cette \u0153uvre, et ce dernier a laiss\u00e9 ce paradoxe par \u00e9crit : \"...la dimension th\u00e9ologique de cette \u0153uvre n'est pas seulement une dimension th\u00e9ologique, mais aussi une dimension th\u00e9ologique.<strong>L'homme qui veut seulement \u00eatre un homme devient moins un homme.<\/strong>\".<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le c\u0153ur, par Edmondod'Amicis<\/h2>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre la quatri\u00e8me \u0153uvre \u00e9tudi\u00e9e, c'est celle qui a le moins bien r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l'\u00e9preuve du temps. Nombreux sont ceux qui consid\u00e8rent qu'il est cucul et sirupeux, et qu'il est impr\u00e9gn\u00e9 d'une rh\u00e9torique nationaliste excessive. Je me souviens qu'il y a quelques ann\u00e9es, un journaliste catholique italien y cherchait des traces de franc-ma\u00e7onnerie. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cependant, Mariano Fazio trouve des valeurs humaines dans ce travail<\/strong> qui renvoient imm\u00e9diatement aux valeurs chr\u00e9tiennes : la charit\u00e9, l'entraide, la solidarit\u00e9, et la <a href=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/el-papa-francisco-sobre-la-pobreza\/\" data-type=\"post\" data-id=\"183265\">le souci des pauvres<\/a>Une telle co\u00efncidence des valeurs peut amener les croyants et les non-croyants \u00e0 faire des choses ensemble, au lieu de s'engager dans des d\u00e9bats st\u00e9riles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Giovanni Guareschi<\/h2>\n\n\n\n<p>Le dernier chapitre du livre de Fazio fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la s\u00e9rie de romans Don Camillo de Giovanni Guareschi, un pr\u00eatre d'une petite ville du nord de l'Italie en d\u00e9saccord avec le maire communiste Pepone. Ce pr\u00eatre, rendu populaire par le cin\u00e9ma, a \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9 dans un discours du pape Fran\u00e7ois \u00e0 Florence. Le pontife a fait l'\u00e9loge de sa m\u00e9thode : la proximit\u00e9 avec le peuple et la <a href=\"https:\/\/fundacioncarf.org\/es\/oracion-por-las-vocaciones-sacerdotales\/\" type=\"post\" id=\"167694\">pri\u00e8re<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<p>. Cependant, Don Camillo est un homme trop capricieux, et le Christ crucifi\u00e9 dans son \u00e9glise, devant lequel il prie souvent, devra lui rappeler l'attitude d'un chr\u00e9tien. On y trouve toute la philosophie de Guareschi, qui lui a valu des malentendus de part et d'autre : <strong>le respect de ceux qui pensent diff\u00e9remment de nous<\/strong>Le d\u00e9passement des diff\u00e9rences par l'amour ; la compr\u00e9hension des circonstances des amis, le rejet de l'absolutisation de la politique, de l'humiliation, de la joie face au mal des autres...<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Cinq classiques de la litt\u00e9rature italienne<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Un livre de Mariano Fazio recommandable \u00e0 tous \u00e9gards<\/strong>. Il ne s'agit pas seulement d'une invitation \u00e0 la lecture. C'est aussi une invitation \u00e0 devenir de meilleures personnes et \u00e0 dialoguer avec Dieu et avec les autres. Mais le dialogue ne consiste pas \u00e0 entrem\u00ealer des opinions contradictoires. <strong>Le dialogue authentique est une invitation \u00e0 l'amiti\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>Antonio R. Rubio Plo<\/strong>Dipl\u00f4m\u00e9e en histoire et en droit.  R\u00e9dactrice et analyste internationale @blogculturayfe \/ @arubioplo<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La bonne litt\u00e9rature est celle qui aspire \u00e0 nous rendre meilleurs, et il suffit de cinq auteurs et de certains de leurs livres pour conclure que c'est clairement le cas.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":183496,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"give_campaign_id":0,"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-182972","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/182972","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=182972"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/182972\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":213848,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/182972\/revisions\/213848"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/183496"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=182972"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=182972"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=182972"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}