{"id":181471,"date":"2023-05-15T20:50:56","date_gmt":"2023-05-15T18:50:56","guid":{"rendered":"https:\/\/staging.fundacioncarf.org\/colabora\/pon-cara-a-tu-donativo\/maxime-tresors-mvilongo-ateba\/"},"modified":"2025-08-05T13:10:26","modified_gmt":"2025-08-05T11:10:26","slug":"maxime-tresors-mvilongo-ateba","status":"publish","type":"candidatos","link":"https:\/\/fundacioncarf.org\/fr\/colabora\/pon-cara-a-tu-donativo\/maxime-tresors-mvilongo-ateba\/","title":{"rendered":"Maxime Tr\u00e9sors Mvilongo Ateba"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-weight: 400;\">Maxime Tr\u00e9sors Mvilongo Ateba est un pr\u00eatre du dioc\u00e8se d'Obala, au Cameroun. Il vient d'une famille nombreuse, o\u00f9 il est le plus jeune de sept fr\u00e8res et s\u0153urs : cinq gar\u00e7ons et deux filles.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\"<\/span>Il a eu une enfance normale avec des r\u00eaves d'enfant : il a d'abord voulu \u00eatre m\u00e9decin, puis il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s attir\u00e9 par l'ing\u00e9nierie, ce qui l'a conduit de l'enseignement g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 l'enseignement technique.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir obtenu une licence en g\u00e9nie \u00e9lectrique, il s'est pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 entrer \u00e0 l'\u00e9cole polytechnique de Yaound\u00e9 mais n'a pas pu le faire cette ann\u00e9e-l\u00e0 en raison de probl\u00e8mes de d\u00e9lais. Il d\u00e9cide alors de s'inscrire \u00e0 l'Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I \u00e0 la facult\u00e9 des sciences, optant pour la physique, une mati\u00e8re qui l'a toujours fascin\u00e9. C'est au cours de cette ann\u00e9e universitaire que l'histoire de sa vocation a commenc\u00e9.<\/p>\n<p>\"Pendant les vacances d'\u00e9t\u00e9, j'ai quitt\u00e9 la ville de Yaound\u00e9 pour aller avec ma famille dans un petit village voisin appel\u00e9 Mfou. Pendant que j'\u00e9tais l\u00e0, j'ai rencontr\u00e9 le cur\u00e9 de la paroisse car pendant tout mon s\u00e9jour \u00e0 Mfou, j'\u00e9tais enfant de ch\u0153ur dans la paroisse.<\/p>\n<p>Un jour, \u00e0 la sortie de la messe, il me dit : \"Maxime, sais-tu que tu pourrais \u00eatre un bon pr\u00eatre ? Je lui ai r\u00e9pondu imm\u00e9diatement sans r\u00e9fl\u00e9chir : \"Je suis ing\u00e9nieur, la pr\u00eatrise est pour les hommes de lettres\". Il m'a r\u00e9pondu en me faisant comprendre qu'il y avait des pr\u00eatres qui \u00e9taient m\u00eame des ing\u00e9nieurs. Il terminait ces explications par un mot qui me hante depuis lors : \"R\u00e9fl\u00e9chissez-y\".<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette conversation qui a menac\u00e9 ma stabilit\u00e9, j'ai d\u00e9cid\u00e9 de faire une neuvaine pour implorer du Seigneur la gr\u00e2ce de me montrer un signe, de me r\u00e9v\u00e9ler que cette voie n'\u00e9tait pas la mienne. La neuvaine s'est termin\u00e9e et je n'ai eu aucun signe, mais j'\u00e9tais impatiente. En fait, au fond de moi, j'avais peur de cette voie qui ne correspondait pas \u00e0 mon r\u00eave. Je r\u00eavais d'\u00eatre un bon mari, tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 sa femme, avec une belle maison, une belle voiture... h\u00e9las, tout risquait de s'\u00e9crouler.<\/p>\n<p>Puis j'ai d\u00e9cid\u00e9 de laisser passer le temps, je me suis dit : rien n'est perdu, cela passera s\u00fbrement avec le temps. \u00c0 la fin des vacances, je me suis inscrit \u00e0 l'examen polytechnique avec mon jeune fr\u00e8re qui venait d'obtenir son baccalaur\u00e9at. Malheureusement, je n'ai pas pu r\u00e9ussir, mais mon jeune fr\u00e8re a r\u00e9ussi.<\/p>\n<p>L'\u00e9chec \u00e0 l'examen polytechnique ne m'a pas d\u00e9courag\u00e9 dans mon r\u00eave de devenir un grand ing\u00e9nieur, j'ai donc poursuivi \u00e0 l'universit\u00e9 des \u00e9tudes de physique tout en me pr\u00e9parant aux concours comme c'\u00e9tait le cas pour la plupart des \u00e9tudiants des facult\u00e9s de sciences. Un jour, alors que nous \u00e9tions en cours de chimie, je me suis rendu au tableau noir pour corriger un exercice. Je ne me souviens plus si je l'ai manqu\u00e9 ou si je l'ai trouv\u00e9, mais je ne peux pas oublier ces quelques mots qui sont sortis de la bouche du professeur : \"...avec sa croix religieuse\".<\/p>\n<p>Ces mots ont r\u00e9veill\u00e9, avec plus d'\u00e9nergie, le \"Pensez-y\" que j'avais enfoui au fond de moi. Apr\u00e8s bien des luttes, j'ai d\u00e9cid\u00e9 d'accepter cette nouvelle voie qui se pr\u00e9sentait constamment \u00e0 moi, et c'est alors qu'une grande paix m'a envahi. J'ai d\u00e9cid\u00e9 dans mon c\u0153ur qu'apr\u00e8s avoir obtenu mon dipl\u00f4me, je postulerais pour le grand s\u00e9minaire lorsque je serais en deuxi\u00e8me ann\u00e9e.<\/p>\n<p>En fait, j'avais une si bonne id\u00e9e de la pr\u00eatrise que je ne pouvais pas m'y engager tant que je n'\u00e9tais pas pr\u00eat \u00e0 tout sacrifier. En fait, j'ai d\u00fb renoncer \u00e0 mon r\u00eave de me marier, j'ai d\u00fb renoncer \u00e0 mon r\u00eave de devenir ing\u00e9nieur, j'ai d\u00fb renoncer \u00e0 la physique que j'aimais tant. \u00c0 l'\u00e9tonnement de mes amis, j'ai r\u00e9pondu que je ferais plus de bien aux hommes en \u00e9tant pr\u00eatre qu'en \u00e9tant un brillant professeur de physique. En fait, je me suis dit pendant des mois que je ne pouvais pas abandonner de si grands id\u00e9aux, de si grands r\u00eaves pour quelque chose de moins courageux, pour quelque chose qui ne vaudrait pas tant de sacrifices.<\/p>\n<p>C'est \u00e0 partir de ce jour que l'\"aventure\" a commenc\u00e9. Je l'appelle l'aventure parce que j'ai senti au fond de moi que je venais de d\u00e9truire tout ce que j'\u00e9tais s\u00fbr d'avoir. Je me lan\u00e7ais dans quelque chose, alors la seule certitude \u00e9tait la foi en ce que je ressentais au fond de moi. Cependant, de temps en temps, le doute refaisait surface : \"et si je me trompais\". Heureusement, ce doute s'est progressivement estomp\u00e9 tout au long de ma formation pour finalement dispara\u00eetre le jour de l'ordination, le 26 avril 2019.<\/p>\n<p>Pour moi, le sacerdoce a toujours \u00e9t\u00e9 quelque chose de tr\u00e8s grand, et ce n'est que par la gr\u00e2ce de Dieu que l'on peut y acc\u00e9der. De plus, ce voyage avec Dieu continue d'\u00eatre une aventure car lorsque je laisse ma vie entre les mains de Dieu, il en devient le ma\u00eetre.<\/p>\n<p>Maintenant, mon aventure continue \u00e0 Rome. Je marche seul, mais Dieu sait o\u00f9 il m'emm\u00e8ne. Pour ma part, je ferais tout pour ne jamais cesser de marcher.<\/p>\n<p>Je suis convaincu que ce n'est que par la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 sa volont\u00e9 que je pourrai faire beaucoup de bien \u00e0 l'\u00c9glise et surtout \u00e0 mon dioc\u00e8se. En effet, le dioc\u00e8se d'Obala est un jeune dioc\u00e8se, \u00e2g\u00e9 de 33 ans ; sa situation g\u00e9ographique en fait un dioc\u00e8se rural. Presque tous ses fid\u00e8les vivent dans des r\u00e9gions isol\u00e9es, ce qui rend souvent le travail pastoral tr\u00e8s difficile.<\/p>\n<p>La paroisse de Nsem o\u00f9 j'ai pass\u00e9 mon stage diaconal est, par exemple, l'une des paroisses les plus isol\u00e9es du dioc\u00e8se. Pour la pastorale du dimanche, nous sommes partis \u00e0 6 heures du matin et sommes revenus au presbyt\u00e8re \u00e0 20 heures apr\u00e8s avoir c\u00e9l\u00e9br\u00e9 quatre messes. En fait, les villages ont \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9s le long d'une longue route de plus de 160 km, un trajet que nous avons effectu\u00e9 en moto sur une route o\u00f9 la marche est l'activit\u00e9 la moins dangereuse.<\/p>\n<p>Actuellement, le dioc\u00e8se d'Obala compte 60 paroisses et plus de 160 pr\u00eatres. Nous sommes relativement \u00e0 l'abri du besoin de pasteurs, on peut courir le risque d'affirmer cela. Cependant, le besoin de pr\u00eatres bien form\u00e9s dans le dioc\u00e8se d'Obala reste urgent. Certainement, pour r\u00e9pondre \u00e0 ce besoin, je suis \u00e0 Rome pour \u00e9tudier la communication dans le but, plus tard, de faire mieux conna\u00eetre le dioc\u00e8se non seulement \u00e0 l'int\u00e9rieur mais aussi \u00e0 l'ext\u00e9rieur. En effet, une structure qui ne se conna\u00eet pas elle-m\u00eame ne peut pas se comprendre et ne peut pas se d\u00e9velopper. Par cons\u00e9quent, la n\u00e9cessit\u00e9 de communiquer et surtout de bien communiquer est \u00e9vidente\".<\/p>\n<p>\"Je suis tr\u00e8s heureux de votre soutien et encore plus lorsque vous ne me connaissez pas. Merci beaucoup pour cet acte divin car je suis s\u00fbr que c'est Dieu qui vous y a inspir\u00e9. Je promets de prier pour vous afin que cette grande \u0153uvre \u00e0 laquelle vous vous \u00eates consacr\u00e9s ne s'\u00e9teigne jamais.<\/p>\n<p>Comme je viens de vous le dire, vous avez fait preuve d'une grande gentillesse envers un pr\u00eatre qui vient d'horizons tr\u00e8s lointains et vous l'avez fait dans l'ignorance presque totale de son identit\u00e9.<\/p>\n<p>Je vous prie une nouvelle fois d'accepter l'expression de ma profonde gratitude pour l'acte de grande importance que vous avez accompli \u00e0 mon \u00e9gard. Je promets de vous garder pr\u00e9sent \u00e0 chaque Sainte Messe.<\/p>\n<p>Que le Seigneur J\u00e9sus, qui nous a sauv\u00e9s par sa mort sur la Croix, vous b\u00e9nisse et vous favorise\".<span style=\"font-weight: 400;\">\"<\/span>.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maxime Tr\u00e9sors Mvilongo Ateba es un sacerdote de la di\u00f3cesis de Obala, en Camer\u00fan. 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